Lutte antiacridienne : 14,7 millions USD manquants pour la campagne 2013-2016

Les infestations acridiennes avaient été maîtrisées sur une superficie totale de 86 720 ha, à la date du 10 décembre dernier, d’après le rapport de la FAO sur la crise acridienne à Madagascar. En effet, si la première campagne antiacridienne du programme triennal (2013-2016) a permis de traiter plus de 1,2 millions d’hectares dans la Grande-île, la deuxième campagne a été lancée en septembre dernier et ne se terminera qu’en août 2015. « En octobre, les prospections aériennes extensives ont permis de localiser les populations acridiennes, confirmer leur importance et déterminer leurs caractéristiques afin de décider des zones de déploiement des deux bases aériennes. Depuis fin novembre, les prospections ont confirmé qu’il n’y avait plus de populations larvaires dans l’Aire d’invasion mais que des vols clairs et de petits essaims, composés d’ailés immatures issus de la première reproduction de saison des pluies, étaient présents dans quelques localités. La base qui opère depuis Tsiroanomandidy, dans l’Aire d’invasion, traitera ces populations dans les prochains jours. Suite aux prospections aériennes extensives, la deuxième base, initialement déployée à Miandrivazo (Aire d’invasion), a été déplacée à Ihosy, dans l’Aire grégarigène. Les actuelles prospections extensives et intensives permettront d’identifier d’éventuelles cibles pour les traitements. Chacune des deux bases est équipée d’un hélicoptère pour les opérations de prospection et lutte, ainsi que d’un pulvérisateur monté sur véhicule pour les traitements terrestres », a indiqué la FAO.

Insuffisants. Même si le programme triennal de réponse à l’invasion acridienne, mis en œuvre par la FAO et le ministère de l’Agriculture et du Développement rural se déroule convenablement, les responsables ont encore évoqué un manque de moyens. En effet, si le budget du Programme est de 42,9 millions USD, un déficit en financement de 14,7 millions USD reste encore à compléter. Jusqu’ici, les financements obtenus sont constitués de dons de l’Autriche, Japon, Belgique, CERF-OCHA, Etats-Unis, France, Italie ; et également de Madagascar à travers un prêt de la Banque Mondiale, du Norvège et de l’Union Européenne.

Antsa R.

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