Environnement : Produire de l’électricité à partir de déchets triés

Le ministre de l’Environnement, Anthelme Ramparany, a rencontré la délégation française. (Photo : Kelly R.)
Le ministre de l’Environnement, Anthelme Ramparany, a rencontré la délégation française. (Photo : Kelly R.)

Le projet de production d’énergie propre dans la Capitale permet d’assainir la ville des Mille tout en réduisant l’émission de gaz à effet de serre.

Un groupe français s’intéresse à investir dans la Capitale. Il s’agit notamment du groupe Séché Environnement. Son projet consiste à produire de l’énergie électrique à partir de déchets triés. L’objectif du Groupe expliqué par Jean François Bigot n’est pas de vendre des installations de production d’électricité  à partir des déchets « clés en main », mais de co-investir  dans ces installations et de les exploiter au travers d’une société dédiée au sein de laquelle  les intérêts malgaches seraient présents. Il conviendra d’une manière ou d’une autre d’y associer l’amont (activités de la décharge et des tris) et l’aval (le repreneur/distributeur d’électricité). Un partenariat avec la Jirama se profile dans le but d’alimenter les abonnés en électricité, et ce, à moindre coût. C’est ce qu’on a appris hier lors de la rencontre entre le ministre de l’Environnement, Anthelme Ramparany, et une délégation française composée de Jean Paul Dupré, député maire de Limoux et premier vice-président de l’association France-Madagascar, et du groupe d’amitié France-Madagascar à l’Assemblée Nationale française, de Jean François Bigot, directeur de Grands Projets du Groupe Séché Environnement ainsi que de Jacques Blache, Sous- Préfet, président délégué de l’association nationale France-Madagascar.

Retombées économiques. Ces opérateurs français sont maintenant en phase de prospection. Un projet prévu à mettre en œuvre cette année. Notons que le groupe Séché Environnement a déjà réalisé le même projet dans d’autres pays en Afrique pour ne citer que Dakar. « Je pense que ce projet est très intéressant pour Madagascar étant donné que nombreuses sont les retombées économiques positives que l’on peut en tirer. A titre d’illustration, les revenus des éboueurs vont certainement s’améliorer tandis que la ville d’Antananarivo sera assainie grâce aux ramassages périodiques des déchets ménagers. En plus, le coût de l’énergie propre produite à partir des déchets  sera moindre. Et ce n’est pas tout ! Il y aura moins d’émission de gaz à effet de serre détruisant les couches d’ozone », a fait savoir le ministre de l’Environnement, Anthelme Ramparany.

Tentatives. Par ailleurs, le ministre de tutelle a saisi cette occasion pour faire le point sur les tentatives d’embarquement de bois de rose dans un bateau survenant dans le district de Mananara, qui ont été dénoncées par des parlementaires. Il confirme l’existence de ces tentatives tout en évoquant que des dispositifs ont été mis en place en vue de prendre en flagrant délit les trafiquants. En effet, à chaque saisie de bois de rose, les propriétaires restent toujours inconnus. Une réunion du comité inter-ministériel s’est tenue hier soir, en fin d’après-midi (heure de la rédaction), à la Primature, dans le but de lutter contre les trafics de bois de rose. Cette réunion est dirigée par le Premier ministre, Kolo Roger, avec la présence des ministres concernés ainsi que les forces de l’ordre.

Navalona R.

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