Port de Toamasina : Reprise des financements japonais pour son extension

PortLe Président de la JICA, l’agence de coopération japonaise, est actuellement au pays dans le cadre de la relance de  la coopération avec Madagascar.

Historique, la visite à Madagascar de Akihiko Tanaka, le Président  de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA), l’est. Une grande première qui marque la reprise des financements nippons dans la Grande Ile. Et à tout seigneur, tout honneur, c’est  la Société du Port  à gestion Autonome de Toamasina qui a été visitée hier par la lourde délégation japonaise. Tout simplement parce que les infrastructures pour le développement en général et la SPAT, en particulier, figurent parmi les secteurs de concentration de l’aide japonaise à Madagascar. Faut-il en effet rappeler qu’avant 2009, un projet d’extension du port de Toamasina sur financement de la JICA était déjà en cours. Un financement qui a été malheureusement suspendu,  durant le règne de Andry Rajoelina, dont le régime issu d’un coup d’Etat n’a jamais eu la reconnaissance internationale.

Préliminaire. Depuis le retour à  l’ordre constitutionnel, et la présence d’un Président démocratiquement élu et des institutions légales, ces financements sont revenus. Y compris ceux du Japon concernant l’extension du Port de Toamasina. « Je suis particulièrement ravi de cette visite car elle me  permet de faire l’état des lieux sur les interventions japonaises à Madagascar », a notamment déclaré Akihiko Tanaka. Concernant plus particulièrement le port  de Toamasina, cette visite est un préliminaire à la reprise des financements de son extension.   Et comme les donnes ont changé depuis 2009, c’est l’ensemble du projet qui va être reçu. Ainsi, les autorités reviendront sur les études de faisabilité. Le Japon, à travers la JICA, est déjà disposé à financer, ces études de faisabilité. « En principe, on aura le coût de ces études de faisabilité », a déclaré Christian Avellin Eddy, le Directeur Général de la SPAT.

Un des plus grands ports. C’est seulement par la suite que l’on pourra procéder à la réactualisation des  études. « La reprise a besoin de temps », a continué le DG de la SPAT, avant d’ajouter  que normalement les travaux devraient être bouclés vers 2019-2020. Des travaux dont le financement n’est pas encore connu. « Ce qui est sûr, c’est que l’on va travailler avec la SPAT, mais pour le moment, je ne peux pas encore vous dire à combien s’élève le coût des financements », a précisé le Président de la JICA.  Des travaux qui feront en tout cas de Toamasina un des plus grands ports dans la région Océan Indien et d’Afrique de l’Est.  Parmi les travaux à réaliser, figure, entre autres, la construction d’un quai à conteneurs C4 de 470 mètres de longueur  et de -16 mètres de profondeur ; le prolongement du brise-lames d’une longueur de 345 mètres, l’extension du Terminal à conteneur sur une superficie de 25 ha sur le récif Hastie, ou encore la construction d’une route de contournement de 10 km de longueur reliant le port à l’arrière-pays. Bref, de quoi faire de Toamasina, un port capable de recevoir toutes les navires.

R.Edmond

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