Agrobusiness : Vers un développement inclusif

Une structuration des paysans s’impose dans le cadre d’une agriculture contractuelle. (Photo d’archives)
Une structuration des paysans s’impose dans le cadre d’une agriculture contractuelle. (Photo d’archives)

On recense entre 400 et 500 entreprises qui opèrent actuellement dans ce secteur dans tout Madagascar.

L’agriculture contractuelle. C’est le modèle d’affaire inclusif  proposé dans le cadre de l’agrobusiness. Des entreprises œuvrant dans ce secteur en applique actuellement dans le dessein d’assurer un développement inclusif, soit en impliquant les petits exploitants agricoles dans la chaîne des valeurs. « Mais dans la pratique, des acteurs concernés sont encore confrontés aux différents problèmes. Il s’agit entre autres, du manque de professionnalisme des paysans producteurs, ainsi que de l’insuffisance des infrastructures comme les routes et l’énergie », a expliqué Samy Rakotoniaina, responsable au sein du consortium Endeva/HERi Madagascar, lors de la restitution de l’étude sur les modèles d’affaires inclusifs dans le cadre de l’agrobusiness hier à l’Hôtel Ibis à Ankorondrano.

Agriculture contractuelle. Notons que c’est l’Agence Allemande de Coopération Internationale GIZ qui a mandaté ce consortium pour réaliser cette étude afin d’aider le secteur privé dans la mise en pratique de la notion d’entreprise inclusive. En fait, bon nombre d’entreprises opérant dans le développement rural appliquent l’agriculture contractuelle. « Mais ces contrats qualifiés notamment de contrats d’approvisionnement ne sont pas souvent respectés par les parties concernées, surtout les petits exploitants agricoles. Ces derniers préfèrent écouler leurs produits à d’autres entreprises qui leur proposent des prix supérieurs à ceux qui ont été conclus dans le contrat, au moment de la récolte », a-t-il évoqué suite aux études menées sur sept entreprises œuvrant dans l’agro-business et qui pratiquent l’agriculture contractuelle. On peut citer, entre autres, Socolait, SOCOTA, SCRIMAD et FIFAMANOR étant un centre de développement rural et de recherche appliquée. Dans tout Madagascar, on recense entre 400 et 500 entreprises qui opèrent actuellement dans le cadre de l’agrobusiness.

Compétitifs. Cependant, les opérateurs contractants, investissent beaucoup en termes de fourniture d’intrants et d’équipements agricoles, de formation et d’encadrement technique sur l’agriculture biologique, entre autres, avant de s’engager à prendre leur production. « C’est à ce moment là que d’autres acteurs de développement doivent intervenir. Une coordination de leurs actions s’impose également. A titre d’illustration, les ONG et les projets-programmes oeuvrant dans le développement rural contribuent au développement de l’agrobusiness via la professionnalisation des paysans regroupés au sein d’une coopérative. L’Etat, quant à lui, doit en même temps, investir dans la construction des routes et dans l’alimentation en énergie, puisque la majorité des producteurs se trouvent dans des zones reculées », a-t-il rajouté. Sans l’intervention de tous les acteurs concernés, les produits des paysans ne seront jamais compétitifs car le coût de revient des opérateurs preneurs va augmenter en prenant en charge tous les autres paramètres dans le cadre de la mise en application de l’agriculture contractuelle.

Navalona R.

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