Développement inclusif : Un « social business » pour une répartition équitable des richesses

Les couches vulnérables doivent également profiter des bénéfices réalisés par tous les acteurs de développement afin qu’il y ait un développement inclusif. (Photo d’archives)
Les couches vulnérables doivent également profiter des bénéfices réalisés par tous les acteurs de développement afin qu’il y ait un développement inclusif. (Photo d’archives)

Il faut que tous les acteurs puissent être impliqués dans toutes les prises de décision et puissent tirer les bénéfices réalisés dans un secteur.

Il n’y aura jamais de développement sans une meilleure répartition de richesses entre tous les acteurs de développement. D’habitude, ce sont uniquement les opérateurs et les intermédiaires qui tirent profit d’une croissance économique. C’est pourquoi, les inégalités entre les riches et les pauvres ne cessent de s’accroître. « Il faut cependant que tous les acteurs, surtout les couches les plus vulnérables bénéficient de ces richesses sinon elles vont continuer à puiser les ressources naturelles non renouvelables au détriment du pays. Raison de la mise en place d’un « social business » afin d’assurer un développement inclusif », a annoncé Faly Rasamimanana, le PDG du groupe Faly Export, opérant dans la filière litchi, le promoteur de ce projet.

3 milliards de nos francs. « Il s’agit notamment du reversement d’une partie des bénéfices réalisés par les opérateurs pour constituer un fonds destiné à financer des projets socio-économiques contribuant au développement de ces couches vulnérables », a-t-il poursuivi. A titre d’illustration, un centre de formation étalé sur une superficie de 1 300m² est maintenant construit en vue d’accueillir entre 200 et 300 jeunes issus des régions Analanjirofo et d’Atsinanana et ayant la bonne volonté d’investir dans le secteur agricole. « Financé à hauteur de 3 milliards de nos francs avec la contribution de nos partenaires, les travaux de construction de cette grande infrastructure sont maintenant achevés à 60%. C’est l’ONG « Harena Sahaza », une branche au sein du groupe qui assure le fonctionnement et la gestion de ce plus grand centre de formation. Même tous les mouvements de transactions seront affichés de manière transparente étant donné que cela se fera via mobile banking », a-t-il précisé.

Système HOREB. Par contre, le Malagasy Professionnels de l’Elevage (MPE) se charge de la formation de ces jeunes dans le domaine de l’élevage. « Toutes les formations seront pratiques. On peut citer, entre autres, la conduite d’élevage à cycle court et les techniques de production agricoles plus performantes ainsi que l’entretien de cultures de rente dans le dessein d’avoir des produits de qualité respectant les normes et les exigences du marché. La formation sur le tourisme solidaire n’est pas en reste. Le centre aura une autonomie de gestion, puisque les nourritures fournies aux jeunes en formation seront issues de la production locale de l’élevage et de l’agriculture. Il faut leur montrer que ce secteur agricole est bien rentable », a enchaîné Faly Rakotosamimanana. Notons que ce promoteur de projet, qui est un chrétien fervent, lance le système HOREB (Hygiène, Organisation, Restauration de l’Environnement et de la Biodiversité) dans la mise en œuvre de toutes ces activités, en amont jusqu’en aval du secteur. « En fait, c’est le nom de la montagne où Dieu a prononcé les dix commandements à l’endroit de son peuple. Je remercie et loue toujours le Seigneur de nous avoir guidé et conseillé à réaliser ce projet qui contribue au changement de comportement de tous les acteurs », a-t-il rajouté.

« Tanàna Phone ». Par ailleurs, dans le cadre du système inclusif, les acteurs en amont de la filière, notamment les producteurs sont impliqués dans toutes les prises de décision visant à relancer la production. Le groupe Faly Export a, entre autres, doté ses groupements de planteurs de litchi dans quatorze localités éparpillées dans les régions d’Atsinanana, d’Analanjirofo, de Menabe, de Boeny et d’Anosy, de téléphones portables fonctionnant avec un chargeur solaire. Cette action est entreprise en partenariat avec la société Orange Madagascar dans le cadre du projet « Tanàna Phone », afin de faciliter la communication entre les producteurs et les opérateurs ainsi que les autorités étatiques. « Avec ce moyen de communication, tous les paysans peuvent être en réunion directe avec nous, sans perdre de temps et d’argent pour se déplacer », a-t-il conclu.

Navalona R.

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