Douanes : 16 000 téléphones portables introduits en fraude

Jacaranda
Une partie des téléphones portables, en provenance de Chine, ayant fait l’objet d’une fausse déclaration.
Une partie des téléphones portables, en provenance de Chine, ayant fait l’objet d’une fausse déclaration.

La lutte contre les fraudes douanières figure parmi les outils permettant de renflouer les caisses de l’Etat.

Le nouveau ministre des Finances qui a procédé hier à la passation de service avec son prédécesseur, se réjouira certainement de cette bonne nouvelle qui tombe, alors qu’il prend à peine ses fonctions. Il s’agit du beau coup de maître que vient de réaliser la Brigade de surveillance du territoire douanier qui a appréhendé une fraude perpétrée par un importateur.

Bon flair. Conformément à son mode opératoire, les inspecteurs de la Brigade de surveillance, une entité au sein du Service de la Surveillance du Territoire Douanière de Madagascar et de la Lutte contre la contrebande, ont procédé au ciblage d’un container sorti du port de Toamasina. Un flair qui a porté son effet, puisque l’opération a abouti à la découverte d’une fraude de grande envergure. En effet, les contrôles réalisés par la Brigade de surveillance a permis de constater une fausse déclaration en douane. Et pas n’importe laquelle puisque l’importateur a par exemple omis de déclarer 16 000 téléphones portables, dissimulés parmi les marchandises. Il y a également eu d’autres fausses déclarations sur la nature des marchandises. En tout, la valeur des marchandises en fraude s’élève à 1 800 000 000 ariary, précise-t-on auprès de la douane qui vient, une fois de plus, de démontrer sa détermination à lutter efficacement contre la fraude.

Bon résultat. D’ailleurs, ce genre d’opération se réalise assez régulièrement puisque au mois de novembre 2014, par exemple, la douane a également mis la main sur une fausse déclaration de l’espèce où l’importateur a déclaré du ciment en lieu et place des tôles qu’il a importées. Il y a également eu un cas où ; pour payer moins, l’intéressé déclare des piles à la place des bonbons. En tout cas, les procédures sont actuellement en cours et si l’importateur accepte une transaction, il paiera le montant qui sera fixé, avec les amendes réglementaires. Dans le cas contraire, ce sera une poursuite judiciaire. Dans tous les cas, les opérations aboutissent au paiement des droits de douanes, et par conséquent, au renflouement des caisses de l’Etat. Un bon résultat, en somme, pour la direction générale des douanes dans son ensemble et pour la Brigade de surveillance en particulier. Et ce, malgré le peu de moyens dont dispose cette brigade composée actuellement de 16 agents effectifs.

R.Edmond.

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