Entreprises franches : Plus de 11 milliards d’Ariary de TVA non remboursée par l’Etat

Jacaranda
« Il y aura des rencontres périodiques avec le secteur privé », souligne le ministre de l’Industrie, Narson Rafidimanana.
« Il y aura des rencontres périodiques avec le secteur privé », souligne le ministre de l’Industrie, Narson Rafidimanana.

Il y a également des entreprises effectuant des fraudes en usurpant l’identité des entreprises franches pour pouvoir jouir des avantages fiscaux.

Les entreprises franches expriment leurs doléances face au retard de non remboursement de la TVA par l’Etat. « Un retard qui peut aller jusqu’à 7 à 8 mois. Ce qui accuse un montant d’une valeur de plus de 11 milliards d’Ariary, uniquement pour les entreprises franches membres du GEFP », a soulevé le Président du GEFP, Charles Giblain, lors de la rencontre des membres de ce groupement avec le ministre de l’Industrie et du Développement du Secteur Privé, Narson Rafidimanana, hier. Le GEFP a ainsi proposé une rencontre tripartite entre le secteur privé, l’Etat et le FMI, pour résoudre ce problème.

Fraudes. En outre, le groupement s’engage à lutter contre  les entreprises effectuant des fraudes en usurpant les identités des certaines entreprises franches, pour pouvoir jouir des avantages fiscaux auxquels ont droit ces dernières. De son côté, le ministre de tutelle réclame aux entreprises franches le respect des droits et conditions de leurs travailleurs conformément aux réglementations en vigueur. D’ailleurs, une plateforme d’échanges entre le secteur privé et le ministère sera bientôt opérationnelle en vue d’établir l’avancement des actions prises par tout un chacun, tout en résolvant les différents problèmes rencontrés dans le cadre d’un dialogue bipartite. Parlant du problème de la SUCOMA, le ministre Narson Radifimanana a évoqué qu’une délégation des membres du gouvernement descendra sur place afin de rechercher des solutions visant à la reprise des activités de l’entreprise aussi bien en amont qu’en aval du secteur.

Financement. Par ailleurs, il a rencontré hier l’Ambassadeur de l’Afrique du Sud à Madagascar, Gert Grobler. Il y a été évoqué les opportunités de financement des opérateurs sud africains désirant investir dans le pays, en partenariat avec des opérateurs locaux via l’Industrial Development Corporation. « Cela touchera plusieurs secteurs comme l’industrie, le tourisme, l’énergie et le commerce. En outre, Madagascar pourra développer les exportations vers ce pays grâce à la zone de libre échange inscrite dans le cadre de la coopération avec le COMESA », a conclu le ministre Narson Rafidimanana.

Navalona R.

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