Intrusion informatique : Un problème sérieux pour les entreprises

Jacaranda

La sécurisation informatique présente encore d’innombrables failles à Madagascar. Même si l’intrusion informatique est considérée comme un délit, ses auteurs restent souvent impunis. Les conséquences d’un tel incident pourraient être très graves pour une entreprise, si on ne cite que les risques de pertes de contrats, la déchéance au niveau de la compétitivité et de l’image, etc. d’après Herizo Randrianarijaona, responsable auprès de Mada7 Event, qui a organisé hier une conférence animée par le Dr Mamy Alain Rakotomalala, chef de Département Télécommunication au sein de l’Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo (ESPA). « L’intrusion est motivée par la recherche d’information sur les failles de sécurité, et par le vol ou la destruction de données. Et pourtant, le système d’information est le noyau de l’entreprise », a indiqué le Dr Mamy Alain Rakotomalala. En effet, l’intrusion informatique engendre chez les entreprises un manque de confidentialité des systèmes d’information.

Loi. L’enjeu est surtout la sécurité économique, d’après l’expert. A noter qu’une loi sur la cybercriminalité est déjà sortie en juin 2014, mais son application laisse encore à désirer. Nombreux sont les entreprises, les institutions et les organismes dont les systèmes informatiques sont piratés, mais aucun hacker n’a été intercepté jusqu’ici. « Il est très facile d’identifier les responsables de ces intrusions informatiques. Cependant, dans la réalité à Madagascar, ce sont les fournisseurs d’Internet qui identifient leurs clients en cas de besoin », explique le Dr Mamy Alain. Difficile donc d’identifier les vrais responsables. Comme dans les autres pays ayant des avancées dans le domaine du numérique, la justice et les forces de l’ordre devraient se doter de moyens matériels et humains pour identifier rapidement les auteurs d’intrusion informatique. D’après les spécialistes, Madagascar doit également avoir une autorité pour réguler le secteur du numérique, surtout maintenant où une loi sur le numérique est déjà concoctée.

Antsa R.

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