Douane : Etat et secteur privé s’associent pour une gestion coordonnée des frontières

Jacaranda
Le D.G des Douanes (debout) lors de l’ouverture de l’atelier sur la gestion coordonnée des frontières.
Le D.G des Douanes (debout) lors de l’ouverture de l’atelier sur la gestion coordonnée des frontières.

L’Organisation Mondiale des Douanes et l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale ont envoyé des experts pour initier les secteurs concernés par la gestion des frontières.

Sécurité, protection des citoyens, collecte des recettes de l’Etat, échanges internationaux constituent autant de paramètres qui sont à tenir compte dans les frontières aussi bien aériennes que maritimes.

Pluridisciplinaire. Un processus pluridisciplinaire qui fait que parfois les conflits d’intérêts entre les différents intervenants entraînent un manque de coordination dommageable pour les usagers. Un phénomène qui nécessite des mesures en vue de mettre en place une démarche coordonnée des services de contrôle aux frontières, à la fois sur le plan national et international, dans leurs efforts visant à améliorer leur efficacité en matière de gestion des échanges commerciaux et des flux des voyageurs, tout en préservant l’équilibre, par rapport aux nécessités de contrôle. C’est justement l’objet de l’atelier sur la gestion coordonnée des  frontières qui a débuté, hier à l’Hôtel du Louvre Antaninarenina. Initié par la Direction Générale des Douanes l’atelier qui prend fin aujourd’hui voit la participation de l’administration douanière, de l’Aviation Civile de Madagascar, des représentants du secteur privé et des entités publiques touchées directement ou indirectement par les frontières.

Démarche coordonnée. « La réforme de l’administration se poursuit et cet atelier revêt une importance particulière dans la mesure où il va contribuer à l’amélioration  de la gestion de nos frontières », a notamment déclaré le Directeur Général des Douanes, Rabenja Eric Narivony, lors de l’ouverture de cet atelier. Un atelier qui prouve d’ailleurs la volonté des responsables de l’administration douanière malgache de se conformer aux directives de l’Organisation Mondiale des Douanes. Faut-il en effet rappeler que l’OMD a retenu pour cette année 2015 le thème : « la gestion coordonnée des frontières – une démarche participative pour tous les acteurs concernés ».  La gestion coordonnée des frontières  (GCF) désigne une démarche coordonnée des services de contrôle aux frontières. Sa mise en œuvre est capitale dans la mesure où il  permet d’améliorer l’efficacité des services aux frontières, de réduire le double-emploi, d’ouvrir la voie à des économies d’échelle, de renforcer la gestion des risques et, dès lors, de mieux cibler les contrôles, de diminuer coûts du transport et temps d’attente, de faire baisser les frais liés à l’amélioration des infrastructures, d’assurer une diffusion élargie des informations et renseignements, et, enfin, de renforcer les liens entre tous les acteurs intervenant à la frontière.  Après le secteur privé, hier ce sera au tour des responsables publics de participer à cet atelier sur la gestion des coordonnées des frontières.

R.Edmond.

Blueline Air Fiber

Share This Post

2 Comments - Write a Comment

  1. La communauté internationale veut nous aider pour nous nous protéger devant tout trafic … L’OMD et l’OACI nous font passer un message indirect comme quoi nos frontières sont de vraies passoires … Bien sûr, la voie aérienne est mieux encadrée (exportation illicite d’or, de la faune, de la flore …) par rapport à nos frontières maritimes où bois de rose et autres ressources miniers plus lourds s’exportent par containers entiers …
    Idem les armes qui rentrent chez nous par bateaux et boutres … Même les personnes (le cas Ravalomanana est l’exemple type). Soyons honnête, faute de moyens et de mesures adéquates, nos frontières maritimes et nos eaux territoriales sont livrées à n’importe qui, peu soucieux du respect des droits et conventions internationales.
    Des pêcheurs industriels peu scrupuleux aux trafiquants de bois de rose, d’os humains, d’armes … n’empruntent jamais la voie aérienne …
    Comme quoi, notre douane et notre police des frontières ont de quoi faire sans moyens … et l’OMD et l’OACI nous font un clin d’oeil pour lutter contre la mafia internationale.
    Le trafic de bois de rose est connu et su de tout le monde, depuis des années mais … sans aucune interpellation, aucune arrestation depuis. Il n’y a que des suspicions stériles … à se douter de l’honnêteté des pouvoirs publics qui bradent pratiquement les avoirs de M/car et des biens des Malagasy.
    L’OMNIS, le BIANCO, le SAMIFIN, etc … ne sont que des sigles ostentatoires qui ne défendent ni les biens nationaux, ni l’intérêt général des Malagasy.

    Mampalahelo, mahonena ary manafitohina.

  2. Surveiller les frontières… Très important pour un pays, fût-il une île, qui doit surtout surveiller ce qui sort (illégalement) et non ce qui entre (parfois aussi illégalement). Un sale coup pour le bois de rose ?

Post Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.