Ressources naturelles : Imperfection du système de lutte contre les trafics illicites

Nos ressources naturelles ne sont pas encore protégées.
Nos ressources naturelles ne sont pas encore protégées.

La prolifération des trafics illicites de ressources naturelles à Madagascar est favorisée par la défaillance du système, d’après les participants au conférence-débat, organisé par la Coalition Lampogno, hier au CNEAGR Nanisana (Centre national de l’eau, de l’assainissement et du génie rural) En effet, les acteurs concernés par la lutte contre ces trafics illicites ont participé à cette rencontre baptisée « Aboahy Ankiaka », axée sur l’exposé des données de base réellement existantes à Madagascar, afin de décortiquer et de dévoiler la réalité sur le phénomène bois de rose ; la concertation sur les problématiques, afin de stopper l’exploitation illicite et de sortir des résolutions concertées ; et l’engagement des parties prenantes à leurs responsabilités selon les résolutions concertées définies. Lors de cette rencontre, Jean Claude Razaranaina, DG du SAMIFIN (Organisme spécialisé dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme), a évoqué les limites du système. « L’exploitation illégale et les trafics illicites de ressources naturelles aboutissent toujours au blanchiment d’argent. Dans cette lutte, pour pouvoir agir, il nous faut une déclaration de soupçon. Et pourtant, nous en recevons très peu, même si toutes les institutions financières, ainsi que les institutions non financières désignées comme les notaires, les agences de conseil juridique, les agences immobilières, etc. sont soumises à la déclaration de soupçon », a-t-il informé. Il faut croire que cette abstinence est liée à la protection des clients, afin de pouvoir réaliser plus de chiffres d’affaires.

Antsa R.

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  1. « La prolifération des trafics illicites de ressources naturelles à Madagascar est favorisée par la défaillance du système »… Vous me voyez circonspect à la lecture de cette phrase. Personnellement, j’aurais plutôt tendance à écrire : « La prolifération des trafics illicites de ressources naturelles à Madagascar est favorisée » par l’incurie du gouvernement et une mafia tentaculaire dont on connaît en grande partie les responsables et leurs complices à l’étranger dont bon nombre de Chinois amoureux du bois de rose. Mais tout cela ne sent pas la rose, n’est-ce pas. Et si on appelait un chat, un chat ?

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