Roland Ratsiraka : BCR, la solution pour les routes nationales


Jacaranda
Le ministre Roland Ratsiraka, sur le chantier de béton compacté au rouleau, à Ibity Antsirabe II.
Le ministre Roland Ratsiraka, sur le chantier de béton compacté au rouleau, à Ibity Antsirabe II.

Après la réussite du zéro nid de poule sur la RN2, le Ministère des Travaux Publics se lance sur la RN7, pour les 100 prochains jours. Le nouveau défi concerne les segments Antananarivo – Antsirabe et Ambohimahasoa – Fianarantsoa.

L’utilisation du béton compacté au rouleau ou BCR, moins coûteux et plus résistant que le goudron, est la solution pour la réhabilitation des routes de Madagascar, selon le ministre des Travaux Publics, Roland Ratsiraka, lors d’une descente à Ibity, région Vakinankaratra, hier. En effet, l’initiateur de cette méthode à Madagascar, Catalin Grigore, ingénieur expert au sein de la SIMCT (Solution and innovation, materials and construction technologies) a présenté en long et en large les avantages et les propriétés du BCR. « Les routes faites à partir de cette méthode ont une durée de vie entre 25 à 30 ans, sans aucun entretien. Contrairement à l’asphalte, le BCR est un bon ami de l’eau et ne craint donc pas les saisons humides. Cette méthode est utilisée dans de nombreux pays développés. La facilité d’exécution des travaux, le coût compétitif, la qualité de la finition de surface et la durée de vie figurent parmi les avantages du BCR, par rapport aux autres méthodes. Nous l’avons essayé à Antananarivo en mars dernier, et aujourd’hui pour le revêtement d’une partie de la route vers Ibity. Avec une épaisseur du BCR de 12 à 20 cm, cette route tiendra 30 ans, dans l’hypothèse où 100 camions de 18 tonnes y passent tous les jours », a indiqué l’ingénieur expert.

Prometteur. Pour sa part, le ministre Roland Ratsiraka a également soutenu que le BCR a été utilisé pour la réfection d’une partie des routes de la ville de Toamasina, à l’époque où il était maire de la ville en 2000. « Le goudron n’a qu’une durée de vie de 8 ans, et sa dégradation s’accélère en saison humide, sans parler de la nécessité d’entretien périodique. Pour le BCR que nous avons essayé, il y a 15 ans passés, les routes concernées ne présentent aucun trou jusqu’à présent, alors qu’aucune dépense d’entretien n’y a été affectée ». Bref, le BCR est la solution idéale pour les routes à Madagascar, selon toujours le ministre des Travaux Publics. D’après ses dires, les axes Antananarivo – Antsirabe ; une partie, soit 15 km de l’axe Ambohimahasoa – Fianarantsoa, ainsi que les points noirs sur la RN5, RN23, etc. seront réhabilités par la méthode BCR, dans le cadre du contre-programme 2015 du Ministère. Le ciment spécial de type CEM IIAP 32,5, nécessaire pour la méthode BCR peut d’ailleurs être produit à Madagascar, par Holcim-Lafarge, deux grandes sociétés devenues un même groupe, depuis le 15 juillet dernier.

Antsa R.

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12 Comments - Write a Comment

  1. Bravo,
    Cela fait un peu plus de 15 années que j’essaye les autorités de recourir à cette technologie au Cameroun, mais pour l’instant on continue à construire à fort coût, en produits bitumineux !

  2. Bonjour Mamy Ralay,
    La réfection de la route d’Ibity est un chantier purement privé, financé à 100% par Holcim Madagascar, membre du groupe LafargeHolcim. Cet axe est primordial pour ce groupe car il permet l’accès à l’unique usine intégrée de Ciment de tout l’Océan Indien. Le ministre est venu voir le chantier expérimental et s’en inspirer éventuellement pour refaire les routes ou portions de route à forte fréquentation. Il passe sur cette route 1500T de matériaux par jour en raison de camion de 30 à 40T chacun. La route en béton est garantie plus de 20 ans sans entretien. Les ciments adaptés à ce type de travaux sont fabriqués entièrement à Madagascar. Ce qui réduit d’autant nos importations. J’espère avoir répondu à votre questionnement.

  3. En bonne voie notre MInistre. En route pour une belle infrastructure routière. Après la route nationale, et la route d Ambodin’ Isotry, sans vouloir vous commander Mr le Ministre, à revoir aussi la route pour Antanimora et le marché d Ambaranjana, le but n ‘ est pas d’ aller aussi vite en Prison d ‘ antanimora, c’ est pour la mère grande, elle n’ est pas en prison d ‘ antanimora, La mère grande adore aller ds ce petit marché où la route ressemble á une piste. Bref, beaucoup de cas comme ça dans chaque ruelle de chaque ville. Il va y arriver notre ministre ,le chemin est long, c’ est sûr, mais vaut mieux miser en priorité pour la route nationale.

  4. Refaire la ligne de chemin de fer entre Tana et Antsirabe puis la poursuivre vers Ambositra (un vieux projet jamais abouti) et Fianarantsoa puis, pourquoi pas continuer jusqu’à Tulear avec un embranchement vers Fort-Dauphin (et, tant qu’on, y est, un axe Antsirabe Morondava et un autre Tana Majunga et encore un petit effort, à Moramanga pour remonter vers Diego… Et puis, tiens, après Manakara, pourquoi ne pas continuer au long de la côte sud-est si coupée du monde? Titanesque ! Pharaonique ! Très cher ! Mais, sans doute « LA » solution pour désenclaver des régions entières de Madagascar, réduire la circulation des poids lourds (je sais, ici aussi, il y a un lobby des transporteurs routiers), permettre à la population de se déplacer en sécurité et à prix modestes… Un rêve. Mais un beau rêve qui chaque année sauverait des centaines de vies humaines. Les industries notamment minières pourraient ainsi transporter efficacement des milliers de tonnes de minerais vers les ports (combien de camions par jour ? Combien de routes détruites?). Bon, d’accord, il reste à trouver quelques milliards de dollars (mais il y aura des milliers d’emplois à créer pour au moins trente ans de travaux). Madagascar, au cours des 30 dernières années, a dépensé plus que cela. Et pour quoi ? Et qu’en reste-il ? Rien.

  5. Pourquoi la route vers Ibity (Vakinankaratra) qui est à priori et pour le moment ni primordial, ni utile, ni nécessaire …?
    C’est qu’il y aura de grandes exploitations minières (or, ou autres …) en vue à Ibilty … Evidemment par des entreprises étrangères qui exigent d’abord les infrastructures annexes … et bientôt, on va faire le réfection de la voie ferrée Tanà-Antsirabe et même la prolonger jusqu’à Ibity pour évacuer les minerais …

    Comme quoi, on ne nous dit pas tout ni sur le financement de ces travaux, ni sur les motifs, ni sur la finalité !

  6. béton izany tsy maharitra ,tsy adalany tany mandroso ny nanajanona anio fa sady tsy maharitra no manimba fiara !!ex A1 taloha nisy faritra nisy béton fa mangitakitaka ny auto mandalo eo no sady tsy maharitra raha mitaha aminy goudron!!vao asiany orana dia eo no raisina

  7. Est ce que la portion Ambolomadinika -Port de Toamasina n’appartient pas à la RN2, Je pense bien que « OUI », alors Monsieur le Ministre pourquoi y a t-il encore des nids d’autruche. Donc terminez d’abord cette portion avant d’aller dans les autres régions.

  8. Ah enfin ca bouge encouragement à ceux qui travaillent

  9. Une bonne affaire pour Holcim… Va pour le béton, mais j’ai bien lu « une épaisseur de 12 à 20 cm »… C’est ça ? Car le problème des axes bitumés c’est que l’épaisseur n’excède pas quatre centimètres (au mieux). Tout l’enjeu va donc être le financement de cette épaisseur de béton et le contrôle des travaux, sinon…

  10. La route Vohemar Ambilobe ? mba nidinihina sa kobakam-bava fotsiny .

  11. National aloha no amboarina fa @ maraka ny ao ambodin’isotry satria tsy route nationale io fa provinciale!

  12. ary raovina no maboarina ny lalana eo ambodin’isotry eh?

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