Madagascar Oil : 130 000 barils d’huile lourde disponibles

Jacaranda

Le projet d’exploitation de pétrole à Tsimiroro par Madagascar Oil a attiré de nombreux acteurs issus des différents secteurs d’activité. En effet, une audience publique nationale a été organisée hier par l’Office National pour l’Environnement (ONE) dans le but de collecter leurs préoccupations et leurs remarques sur les impacts socio-économiques et environnementaux du projet avant de délivrer son permis environnemental. Le directeur général adjoint de la compagnie, Emma Ralijohn, a présenté que Madagascar Oil a en ce moment un stock de 130 000 barils d’huile lourde disponibles. « Nous allons écouler en premier notre production sur le marché local, tout en visant en premier lieu la Jirama à Mandroseza avant de l’exporter », a-t-elle précisé.

Aucune incidence. Durant la Phase I du projet, la production maximale prévue est de 10 000 barils/jour en 2018 en forant 800 puits. Depuis la phase d’exploration, la gestion de l’eau, les risques d’accidents technologiques, la concurrence sur la gestion de l’espace constituent les principales préoccupations de la population locale. Mais il a été évoqué que la compagnie ne prélève que l’eau dans la nappe aquifère profonde et traite les eaux avant leur utilisation et leur rejet. La mise en place d’un système de lutte anti-érosive et d’une zone de sécurité et zone d’accès réglementé a été effectuée. Jusqu’à maintenant, aucune incidence majeure n’a été constatée et Madagascar a bien su s’intégrer aux communautés locales tout en contribuant à leur développement socio-économique.

Malédiction du pétrole. Quant aux prochaines étapes à venir, l’optimisation de sa production par la maîtrise de technique de récupération thermique est en vue. « Plus de 350 millions USD ont été investis jusqu’à maintenant. Et nous envisageons d’investir entre 400 et 500 millions USD pour la phase I tout en créant plus de 500 emplois directs et 1200 emplois indirects. Et à part le paiement des impôts et redevances, le partage de profit pétrolier issu de la vente de la production avec l’Etat est prévu dans notre accord », a évoqué Emma Ralijohn. La réhabilitation de la RN1Bis et la construction d’une infrastructure portuaire sur le Côte Ouest de Madagascar constituent également ses priorités. Par ailleurs, le Secrétaire général du ministère des Mines a soulevé que l’application du nouveau code pétrolier permettra de répartir équitablement les revenus issus de la vente de l’huile lourde pour éviter la malédiction du pétrole comme dans les autres pays pétroliers africains.

Navalona R.

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  1. Pour le moment ce ne sont que des intentions et déjà c’est d’abord pour la Jirama à Mandroseza comme si le grand Ouest où est situé Tsimiroro n’a nullement besoin d’électricité ! …
    Eviter la malédiction du pétrole ne concerne pas seulement les pays pétroliers africains. Le cas de Venezuela, un des 1° pays producteurs de pétrole, le pétrole n’ a jamais sorti sa population de la misère …
    Et comme M/car n’ a ni les moyens, ni les forces de dissuasion et de répression, les explorateurs s’en tapent complétement du respect de notre environnement et des pratiques coutumières locales … Allons voir de plus près à Fort Dauphin et on comprendra mieux les faits et actes des exploitants miniers étrangers …
    On n’est qu’à la phase 1 … où on affiche que de bonnes intentions. Les phases suivantes seront autrement bafouant les codes minier, pétrolier, de l’environnement … Sur ce plan, la présence de La France dans les îles éparses, faisant office de gendarme, nous est bénéfique …
    Quoi qu’il en soit, il nous appartient de négocier sérieusement avec La France sur ces îles éparses que Hery Rajaonarimampianina occulte déliberemment ou ne veut pas aborder .
    N’empêche, encore une nouvelle source de corruptions …

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