Marchés extérieurs : Vers la création du label « Océan Indien »

Ensemble, les îles de l’Océan Indien disposent de tout ce qu’il faut, pour s’imposer sur le marché international.
Ensemble, les îles de l’Océan Indien disposent de tout ce qu’il faut, pour s’imposer sur le marché international.

En réunissant leurs atouts, les opérateurs des îles de l’Océan Indien peuvent conquérir le marché de l’Europe et ceux du reste du monde. La réalisation de cette stratégie est déjà concoctée par les acteurs du secteur privé, réunis la semaine dernière à Saint-Denis.

Miser sur le marché local ne suffit plus ! Il faut désormais conquérir le marché extérieur, selon le vice-président du SIM (Syndicat des industries de Madagascar), Christian Rajaosafara, lors des rencontres économiques à La Réunion. « Pour cela, nous devons collaborer avec ceux qui disposent des avantages qui nous manquent », a-t-il affirmé, en faisant allusion à l’île de La Réunion. En effet, cette île est, non seulement, très avancée en technologies, en infrastructures et en techniques de production, mais permet également de percer plus facilement le marché européen. « Le SIM a déjà abordé le sujet avec l’ADIR (Association pour le développement industriel de La Réunion). L’objectif est de trouver le point fort de chacun, pour former une chaine de valeur performante. Nous sollicitons la collaboration entre les industriels et l’Etat, pour le développement de ce concept Océan Indien », a soutenu le vice-président du SIM.

Portail. Dans l’optique réunionnaise, l’entreprenariat à Madagascar est freiné par les problèmes d’infrastructures, telles les routes, l’importance des coûts logistiques, et l’énergie, d’après les propos de François Mandroux, vice-président du Club Export. Mais pour les opérateurs malgaches présents à la rencontre, il existe une manière de faire, pour optimiser les activités ; d’où la nécessité des partenariats. De leur côté, les Réunionnais proposent également un environnement attractif pour les investissements. Avec un apport personnel de 130 000 Euros, par exemple, on pourrait investir 1,130 millions d’Euros, grâce aux mesures de soutien et de renforcement de la compétitivité, d’après les explications d’Hervé Charlanes, du cabinet 3A, spécialisé dans l’audit, l’expertise comptable et le conseil pour les entreprises. Outre ces mesures d’incitations, investir à la Réunion, ou y avoir un partenaire, permet également de vendre facilement sur le marché européen. Mais pour réussir à conquérir ce grand marché, il faut unir les atouts, selon les opérateurs présents aux rencontres économiques de Saint-Denis. Certains gérants de sociétés comme Hary Andriatefihasina, PDG de SEBTP-OTI, n’ont pas perdu de temps, pour s’allier aux Réunionnais, afin de conquérir les marchés extérieurs.

Antsa R.

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