Madagascar-FIDA : Priorité à la transformation des zones rurales

Jacaranda
Une photo de groupe de toutes les parties prenantes aux transformations rurales. (Photo : Yvon Ram)
Une photo de groupe de toutes les parties prenantes aux transformations rurales. (Photo : Yvon Ram)

« La transformation rurale à travers la croissance inclusive et l’engagement du secteur privé ». Tel est le thème débattu dans le cadre de l’atelier régional de mise en œuvre des projets de FIDA à l’hôtel Carlton. Près de 22 pays de la région de l’Afrique orientale et australe y sont représentés.

Le partenariat entre le FIDA (Fonds International de Développement Agricole) et Madagascar est riche de plus de 35 années de coopération solide et fructueuse. Même dans les moments les plus difficiles connus par le pays, cette institution financière internationale dédiée spécialement au financement de l’agriculture a toujours accompagné la Grande île dans son développement agricole et rural. Le vice-Président du FIDA, Michel Mordasini, l’a évoqué lors de l’ouverture de l’atelier régional de mise en œuvre des projets FIDA hier à l’hôtel Carlton. En tout, vingt-deux pays de l’Afrique Orientale et Australe y sont représentés. Et il n’a pas caché son entière  satisfaction sur le fait que les projets soutenus par le FIDA sont parfaitement alignés avec les priorités des gouvernements des pays de cette région. Mais cette fois-ci, toutes les parties prenantes ont mis l’accent en priorité à la transformation des zones rurales.

Investissements massifs. « Il n’y a pas d’alternative. Nous devons réussir cette transformation des zones rurales où vivent plus de trois quart des plus pauvres au niveau mondial afin d’atteindre les Objectifs du Développement Durable », a soulevé ce Numéro 2 du FIDA. Il s’agit notamment de l’élimination de l’extrême pauvreté et la malnutrition en 15 ans tout en préservant les ressources naturelles pour les générations futures. Pour ce faire, des investissements massifs sont indispensables pour améliorer les services, les infrastructures, les institutions et l’accès au marché des petits producteurs ruraux, selon ses dires. La création de nouvelles opportunités entrepreneuriales et des emplois pour les jeunes dans les villages et les communes rurales, n’est pas en reste. « Le FIDA dispose de ressources nécessaires pour continuer à soutenir cet effort durant la période 2016 à 2018. En investissant chaque année plus d’un milliard de dollars dans les petites exploitations agricoles et la transformation des zones rurales à travers le monde. Nous nous engageons aussi à mobiliser un montant au moins équivalent de cofinancements auprès de nos partenaires », a fait savoir Michel Mordasini.

Grenier de l’Afrique. En revenant sur l’atelier régional qui va durer quatre jours, l’objectif consiste à échanger et partager les expériences ainsi que le succès et les défis rencontrés lors de la mise en œuvre des projets financés par le FIDA dans la région d’Afrique orientale et australe. En fait, « Madagascar est un pays modèle en matière de bonne performance de ces projets dans cette région. Ce qui nous permettra de réaliser notre ambition de devenir le grenier agricole de l’Océan Indien, voire de l’Afrique orientale et australe », a soulevé le ministre de l’Agriculture, Roland Ravatomanga. De son côté, le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, ne cesse d’encourager les recherches afin de transformer le monde rural. « Il est prouvé que le SRI peut entre autres tripler le rendement de productivité. C’est pourquoi, le projet du Haut Bassin de Mandrare a obtenu un prix de la meilleure pratique de développement durable parmi les 500 projets en compétition dans le cadre de l’Exposition Universelle de Milan 2015 », a-t-il affirmé. D’autres pays dans la région d’Afrique orientale et australe en adoptent actuellement.

Navalona R.

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