Agrinnova : Un forum fructueux sur l’agri-business


Le FAB 2015 est une réussite selon les organisateurs. D’autres éditions sont en vue.
Le FAB 2015 est une réussite selon les organisateurs. D’autres éditions sont en vue.

La première édition du Forum Agri-business Building (FAB 2015) était un grand succès, selon les organisateurs. Une deuxième édition sera organisée l’année prochaine, avec plus d’activités au programme.

Le développement de l’agriculture et de l’agro-industrie pourrait être déterminant pour un essor de l’économie malgache, d’après les participants au FAB 2015. En effet, les acteurs œuvrant dans ces secteurs d’activités se sont réunis pendant deux jours, à la recherche de solutions d’amélioration. Cinq thèmes ont été discutés dans ce cadre, notamment, la Politique, cadre réglementaire et procédures ; la recherche et innovations ; l’investissement, financement et assurance ; la filière et le marché ; et enfin, les services d’appui pour accompagner l’agri-business. Plusieurs imperfections à corriger ont été évoqués durant les rencontres de travail qui se sont tenues au Louvre Antaninarenina. On peut citer, entre autres, l’insuffisance d’infrastructures et de matériels, la qualité des semences, l’accès au financement, la vulgarisation des meilleures techniques, les normes pour l’approvisionnement local, etc. Dans une optique plus large, les différents cadres d’appui et de développement du secteur agricole présentent également des défaillances, d’après les participants du FAB. « Dans la mise en œuvre des projets, il faut élaborer une approche inclusive institutionnelle », ont-ils noté.

Innovations. Pour le développement du secteur et face à la concurrence sur le marché international, l’innovation est indispensable. Dans la Grande Ile, les recherches sont encore handicapées par le manque de financement, d’après Irina Randriantiana, doctorante à l’Université d’Antananarivo et non moins membre d’Agrinnova. « Les chercheurs sont obligés d’étudier des cas et des thèmes proposés par les investisseurs. Il est primordial d’établir une coordination entre les financements et les vraies recherches, qui répondront aux problèmes du pays. Pour cela, il faut un organisme intermédiaire dont la mission sera d’appuyer la collaboration des industriels ou autres commanditaires, avec les chercheurs », a-t-elle affirmé. Par ailleurs, après les recherches, le transfert des nouvelles techniques auprès des agriculteurs est une autre affaire. Pour les participants du FAB, il faut créer un système de stockage de données accessible à tous. Bref, la communication entre les agriculteurs paysans et les chercheurs s’impose pour coordonner les recherches, selon les besoins.

Antsa R.

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