Tourisme de croisière : Le paquebot Silver Cloud en escale à Mahajanga

Jacaranda
Le tourisme de croisière commence à se développer dans la ville des Fleurs. (Photo d’archives)
Le tourisme de croisière commence à se développer dans la ville des Fleurs. (Photo d’archives)

Les opérateurs touristiques dénoncent que l’application du droit de visa aux navires de croisière est anti-économique.

Le paquebot Silver Cloud de la compagnie Silver Sea a fait escale au port de Mahajanga hier. Ce navire de croisière, provenant de l’Afrique du Sud transporte à son bord 200 passagers américains. L’Office Régional du Tourisme de Boeny (ORTB) a mobilisé tous les professionnels du secteur du tourisme afin de les accueillir. Parmi lesquels, 158 croisiéristes ont débarqué dont 76 touristes ont visité le parc national d’Ankarafantsika et 32 touristes ont choisi de découvrir le lac sacré de Mangatsa. Par contre, les cinquante touristes de croisière restants ont préféré effectuer le tour de la ville et assister aux animations organisées par l’ORTB sur place avec des groupes folkloriques. En outre, un marché artisanal est installé afin que ces passagers puissent acheter des souvenirs de Madagascar.

Anti-économique. Notons que ces circuits et produits touristiques sont proposés par l’agence de voyages Madagascar Airtour aux paquebots désirant faire escale dans la ville des Fleurs car c’est faisable en demi ou en une journée. Le tourisme de croisière commence ainsi à s’y développer. En effet, le dernier toucher de navire de croisière a eu lieu en décembre dernier. Les artisans, les guides touristiques, les loueurs de voitures sont entre autres, les premiers bénéficières directs de ce genre de tourisme, a-t-on appris. Cependant, l’application du droit de visa perçu par l’Etat aux paquebots s’avère anti-économique car cela rend encore plus la destination moins compétitive, d’après les explications des opérateurs touristiques de Mahajanga.

80 000 Ariary/ personne. D’ailleurs, c’est quand même imprévu car les réservations de ces clients des paquebots sont toujours bouclées trois à six mois à l’avance, a-t-on dénoncé. Néanmoins, le propriétaire de ce navire était obligé de payer ce droit de visa afin que ses passagers puissent débarquer, et ce, à raison de 80 000 Ariary par personne. Une chose dont on est sûr, ce sont toujours ces croisiéristes qui débourseront ensuite. Il faut savoir que ce paquebot va aussi faire escale à Nosy-Be. Est-ce qu’il doit payer le même droit de visa ?

Navalona R.

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