Insécurité alimentaire et nutritionnelle : Intervention de l’Union Européenne dans le sud



Jacaranda

Le Grand Sud de Madagascar est une zone historique d’intervention de l’Union Européenne. Des actions y sont menées en faveur du développement agricole, la sécurité alimentaire, l’assistance humanitaire, les infrastructures et le social.

 Deux programmes de sécurité alimentaire et nutritionnelle sont mis en œuvre, au bénéfice des populations vulnérables des régions Sud et Sud-Est, qui sont parmi les plus défavorisées et les plus pauvres du pays. « Les actions financées par l’UE prennent en compte la dimension changement climatique pour appuyer une agriculture orientée vers la production de variétés adaptées (sorgho, mil), promouvoir des techniques innovantes (petite irrigation, conservation des sols), développer l’élevage commercial (caprins, bovins), et pour mieux valoriser les produits de la pêche (conservation, transformation) », ont affirmé les représentants de l’organisation.   Si certaines approches doivent se faire sous forme d’aide humanitaire compte tenu de l’urgence des besoins, l’UE soutient qu’il est primordial de miser sur le long terme, en responsabilisant les ménages, les communes, mais également les services déconcentrés de l’Etat, pour promouvoir des approches coordonnées.

Financements. Les grands projets développement Rural que l’UE finance dans le cadre du 10e FED (Fonds européen de développement) à hauteur de 63 millions d’Euro, sont les programmes d’Amélioration de la Sécurité Alimentaire et Augmentation des Revenus Agricoles (ASARA) et d’Actions Intégrées en Nutrition et Alimentation (AINA).  Ces interventions ont pour objectif de lutter contre la pauvreté rurale à travers le développement d’une agriculture durable dans ses trois composantes : économique, sociale et environnementale. « L’objectif est de contribuer à renforcer la résilience de la population face aux chocs climatiques et environnementaux, grâce à l’augmentation du revenu agricole, et à l’amélioration du statut nutritionnel des ménages. A travers ces programmes, l’UE vise 150 000 ménages agricoles vulnérables, dont 5 000 ménages dirigés par des femmes seules, 400 groupements de producteurs semenciers et 130 000 enfants de moins de cinq ans.  L’UE soutient également la relance agricole d’urgence dans sept régions de Madagascar, dont Atsimo Andrefana. A cela s’ajoute l’aide humanitaire (alimentaire, nutritionnelle, et de renforcement de la capacité de résister aux désastres), qui complète ces programmes en apportant une assistance immédiate ».

Effets. Pour accompagner ces programmes en termes de développement économique, l’UE intervient avec 20 millions d’Euro dans l’amélioration du réseau routier national dans les régions du Sud, le long de la RNT 12A et de la RN 13, et le long de 200km de pistes rurales connexes, en favorisant le recours à la main d’œuvre locale. Financé par l’UE à hauteur de 19,5 millions d’Euros. En effet, ces actions permettent de créer des emplois  et donc des revenus, de désenclaver et d’améliorer la mobilité des populations rurales concernées. Rien que sur l’axe de la RN13, on estime que ce projet génère 1,5 million d’hommes-jours d’emplois, ce qui équivaut à 5 000 personnes pendant un an. Par ailleurs, des interventions sont également menées, pour le soutien à l’électrification rurale par l’énergie renouvelable. Celles-ci touchent 10 000 personnes bénéficiaires dans l’Androy et l’Anosy. Enfin, le développement rural et les infrastructures sont deux des trois secteurs de concentration de la stratégie 11e FED (inscrits dans le Programme Indicatif National), et les régions de l’Androy, Anosy et Atsimo-Atsinanana correspondent à une de trois zones géographiques pour les interventions à venir.

Recueilli par Antsa R.

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