Accord de pêche commerciale :Vers l’octroi d’une licence de pêche pour une durée de 20 ans

Des résolutions ont été prises lors de cet atelier.
Des résolutions ont été prises lors de cet atelier.

La redéfinition de la pêche industrielle de thon a été évoquée lors d’un atelier qui s’est tenu hier à Toamasina.

 La validation du protocole d’accord de pêche commerciale pour une durée de 36 mois décourage les investisseurs et pénalise fortement le développement de la pêche thonière à Madagascar. C’est ce qu’on a appris lors de l’atelier de réflexion sur le développement de la pêche thonière et côtière à Madagascar qui a été organisé par le ministère des Ressources Halieutiques et de la Pêche à l’hôtel Neptune à Toamasina. Comme résolution, « il a été suggéré la sécurisation des investissements nationaux par l’octroi d’une licence de pêche pour une période de 20 ans. Il en est de même pour la pêche crevettière », a annoncé Narson Rafidimanana, le ministre de la Pêche par intérim.

Redéfinir. Par contre, la pêche exploratoire des poissons démersaux est déjà entreprise par les bateaux de droit malagasy. « Cela ne doit plus être ainsi inséré dans les futurs accords de pêche », a-t-il poursuivi. Quant à la pêche industrielle du thon dans les zones côtières de Madagascar, les participants à cet atelier de réflexion se sont convenus à l’unanimité pour redéfinir ce qu’est la pêche industrielle du thon battant pavillon malagasy. En fait, « il s’agit de pêche artisanale dépendant de la marée basse. Et ce sont des produits frais qui sont exploités. En outre, c’est un type de pêche à l’hameçon et non pas industrielle », tient à préciser le ministre de tutelle.

Formations. Par ailleurs, Madagascar doit s’aligner et se conformer avec l’appellation de la CTOI en harmonisant avec les règlements des autres pays membres ses décisions étant donné qu’il s’agit d’une gestion de la pêcherie au niveau régional, plus particulièrement au niveau de l’Océan Indien. Les opérateurs industriels émettent toujours des suggestions au manque de fluidité des échanges d’informations. Il a été ainsi suggéré que des séries de formations seront prodiguées aux pêcheurs qui vont pratiquer l’exploitation de thon. Il y aura ainsi une délocalisation des centres de formation, comme à Toamasina en plus de l’organisation des ateliers de découverte pour créer la motivation auprès des jeunes. « Le développement de la pêche artisanale thonière pourrait de ce fait permettre la création de la pêcherie artisanale d’appâts », a conclu Narson Rafidimanana, le ministre de la Pêche par intérim.

Navalona R.

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. En l’état actuel des pratiques il n’est pas invraisemblable d’imaginer que l’octroi des licences de pêche puisse fait l’objet de diverses « commissions »

    augmenter la durée de ces licences a pour effet d’en augmenter la valeur ce qui devrait mécaniquement augmenter les commissions,perçues aujourd’hui par les protagonistes en poste……au détriment de leurs successeurs ! Qui n’auront plus rien à « vendre »

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