Projet Nopoor : Madagascar parmi les bénéficiaires en Afrique

Jacaranda
Présentation de Nopoor, hier, à l’Université d’Antananarivo.
Présentation de Nopoor, hier, à l’Université d’Antananarivo.

Plus de 100 chercheurs venus des quatre coins du monde sont à la recherche de solutions pour réduire la pauvreté. Des résultats partiels ont été présentés hier par les participants malgaches à ce projet.

 Eradiquer la pauvreté ! C’est l’objectif du projet Nopoor, financé par l’Union européenne. A travers des institutions de recherche, 20 pays d’Amérique, d’Afrique, d’Asie, ainsi que de l’Europe sont partenaires de cette initiative visant à atteindre les 17 objectifs de développement durable. En effet, Madagascar figure parmi ces pays. « Le Centre d’études économiques (CEE) de l’Université d’Antananarivo est parmi les institutions choisies pour mettre en œuvre ce projet à Madagascar, en partenariat avec l’IRD (Institut de recherche pour le développement). Il s’agit de recherches pour étudier certains aspects de la pauvreté. L’Union européenne veut par la suite avoir des recommandations pour orienter sa politique. Mais ces recommandations seront également proposées aux dirigeants de notre pays », a expliqué le docteur économiste Hery Ramiarison, au sein du CEE.

Déterminants. Plusieurs thèmes sont étudiés par les chercheurs des 20 pays participant au Nopoor. Pour Madagascar, les résultats de recherches présentés hier tournent autour de l’ouverture vers l’extérieur et de la microfinance. « 12 volets et six thématiques sont considérés dans nos recherches. On peut citer, comme exemple, le secteur informel et les réseaux sociaux. Nous savons que le travail est la principale source de revenu des pauvres. Son fonctionnement fait apparaître dans les pays pauvres la dualité de l’économie entre formel et informel. Les réseaux informels (relations) comme les formels (à l’exemple de Facebook, une vraie plate-forme de marketing) jouent un rôle de plus en plus important dans l’entrepreneuriat et dans les lieux de travail. On appelle cela le « social assets ». Ensuite, il y a la globalisation et les échanges internationaux, qui ont des impacts sur la pauvreté. C’est sur ce genre d’aspect que nous travaillons », a évoqué le professeur Mamy Ravelomanana, lors de sa présentation. En effet, les chercheurs du CEE ont trouvé que l’ouverture vers l’extérieur présente de nombreux avantages comme le commerce, les transferts de technologies, les investissements directs étrangers, etc. Mais les résultats ne sont pas toujours positifs. D’après les enquêtes menées, la mise en place des zones franches permettent la création de valeurs et d’emplois. Mais ce sont surtout les plus pauvres qui trouvent des avantages dans ces emplois. Certes, avec les salaires très bas, ces emplois ne réduisent point le taux de pauvreté. D’après les chercheurs du CEE, il faudrait arborer une politique pour faire en sorte que ces opportunités contribuent réellement à la croissance et à la réduction de la pauvreté dans le pays. Bref, il ne s’agit que d’un exemple, mais les résultats déjà disponibles sont accessibles à tous, d’après le CEE. A noter que le projet Nopoor, mis en œuvre sur cinq ans, se terminera en mars 2017.

Antsa R.

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