Iles éparses : Bataille pour une nouvelle Mer du Nord, riche en hydrocarbures



Jacaranda

IleseparsesDans  un numéro spécial pour le premier trimestre 2016, la Revue de MCI (Madagascar Conseil International)  traite d’une manière technique et objective des Iles éparses, un sujet qui redevient d’actualités.

« Regards croisés sur les Iles éparses, ressources et territoires contestées ». Tel est le titre de cette édition spéciale réalisée sous la direction de deux experts en droits et sciences politiques. Il s’agit, en l’occurrence  de Christiane Rafidiniarivo, Docteure Habilitée à Diriger des Recherches en Science Politique, Enseignant Chercheur à l’Université de la Réunion, Professeure Associée à l’IEP et de Johary Ravaloson, Docteur en Droit International Public, Enseignant-Chercheur à l’Université Catholique de Madagascar et à l’IEP Madagascar. Les deux  personnalités jettent  un regard objectif, indépendant et dépassionné sur  les  Iles Eparses, un sujet  qui suscite jusqu’à maintenant  de nombreuses réflexions parfois légitimes, souvent nourries  d’un mobile politique évident.

Sites d’observation. La Revue parle notamment d’un enjeu global paradoxal des Iles Eparses sur le plan écologique, économique et sécuritaire. « D’un côté, ces micro-îles sont d’une rare richesse de biodiversité parce que l’empreinte humaine y est très faible et avoisine zéro. Leur situation géographique est telle qu’elles représentent des sites d’observation et de recherches particulièrement riches sur le climat et présentent un intérêt global  certain pour la recherche pour la lutte contre le réchauffement climatique »  lit-on notamment dans ce numéro de la Revue MCI qui fait également une approche    intéressante de la question en  évoquant des zones économiques exclusives (ZEE).

Richesses exploitables.  « De l’autre côté, une ZEE est délimitée pour son intérêt économique. Celle des Iles Eparses totalise 280.000 km², soit une superficie équivalente à la moitié de la France hexagonale, qui fait 551.000 Km² ou de Madagascar, 587.000 Km². Les richesses exploitables sont halieutiques, mais aussi pétrolifères ainsi que des minerais sous forme de nodules polymétalliques, de nickel par exemple, rendues accessibles par les technologies contemporaines. Les ressources maritimes  représentent globalement une nouvelle frontière et très certainement un  objet de rude concurrence. De surcroit, on sait depuis 2008 que la zone du Canal de Mozambique autour des îles et en particulier Juan de Nova, se révèle être la nouvelle Mer du Nord très riche en matière d’hydrocarbures. En l’occurrence, elle présente un risque concurrentiel important pour les autres régions du monde productrices d’hydrocarbures et une opportunité de développement sans précédent pour les pays riverains. C’est donc autour de cette richesse énorme que tourne l’enjeu de cette bataille séculaire sur la propriété des Iles Eparses entre la France ancienne puissance coloniale et Madagascar.

R.Edmond.

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  1. Mme Christiane Rafidiniarivo: DocteurE HabilitéE à…et ProfesseurE AssociéE à…(mais) Enseignant Chercheur à … et pourquoi pas EnseignantE ChercheusE ? Tantot au féminin, tantot au masculin..!
    C’est quoi ce français ? C’est du canadien ou du belge ou encore du suisse !!!

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