Coopération Madagascar-UE : La voix du secteur privé et de la société civile entendue

Les infrastructures routières figurent parmi les axes d’intervention de l’Union européenne.
Les infrastructures routières figurent parmi les axes d’intervention de l’Union européenne.

L’Union Européenne n’est pas insensible à l’augmentation de  la pauvreté à Madagascar. Antonio Sanchez Benedito, l’Ambassadeur de l’Union Européenne à Madagascar l’a réitéré hier dans son discours, à l’occasion de la Journée de l’Europe.

Il a notamment cité la malnutrition chronique qui affecte un enfant sur deux,  la vulnérabilité du pays face à l’impact du changement climatique, à la détérioration des systèmes d’éducation et de santé, l’insécurité grandissante tant en milieu urbain que rural, l’émergence humanitaire au Sud, aggravée par El Niño, les  trafics illicites qui mettent en péril le riche patrimoine des générations futures et qui alimentent les réseaux de corruption et affaiblissent les institutions de l’Etat.

Cette augmentation de la pauvreté a incité l’Union européenne à renforcer ses appuis à Madagascar. Et ce, à travers le  Programme Indicatif National (PIN) du 11e FED, signé en novembre dernier à Bruxelles, par le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina et le Commissaire européen en charge de la coopération au développement, Neven Mimica. Une partie de cette aide,  correspondant à l’appui budgétaire, a déjà été décaissée en 2014 et 2015.

Instrument bilatéral. Maintenant, le travail d’identification, de formulation et d’approbation des différents programmes d’intervention se poursuivent en étroite collaboration entre les services de l’Etat et de la délégation. « Tout au long de ces processus, la voix de la société civile et du secteur privé, deux acteurs incontournables, est entendue et prise dûment en compte » a précise Antonio Sanchez Benedito. A noter que le Fonds Européen de Développement est le principal instrument bilatéral et régional pour véhiculer l’aide de l’UE. Il est complété par de nombreux projets financés à travers les lignes thématiques, par la mise en œuvre de l’Accord de Partenariat Economique et de l’Accord de Pêche, ou encore par l’aide humanitaire apportée par ECHO. Le soutien aux infrastructures routières, d’eau et d’énergie est complété par les appuis sous la forme de prêts concessionnels de la Banque Européenne d’Investissements, qui a relancé ses activités à Madagascar.

R.Edmond.

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