Agriculture naturelle : Shumei internationale appuie de nombreux paysans adoptants

Jacaranda
Les représentants de Shumei International et l’équipe de l’association Agrinature assistant des paysans adoptants sur le terrain.
Les représentants de Shumei International et l’équipe de l’association Agrinature assistant des paysans adoptants sur le terrain.

Cette technique lancée par les Japonais dans le monde est adaptée à toute spéculation. L’association Agrinature de Madagascar veut promouvoir les produits spécifiques de chaque village qui l’adopte.

Cela fait déjà trois ans que l’association Agrinature Madagascar a lancé la technique de l’agriculture naturelle en partenariat avec l’ONG Shumei Internationale. Les résultats des essais effectués dans plusieurs localités en milieu rural ont été très concluants, d’après les promoteurs. De nombreux paysans adoptant cette technique dite « Shumei » en témoignent lors d’un congrès national organisé dernièrement par l’association Agrinature Madagascar dans la Capitale. Shumei Internationale les appuie par le biais de cette association qui est son partenaire à Madagascar dans la vulgarisation de cette technique d’agriculture naturelle.

Adaptée à toute spéculation. Notons que cette ONG a été fondée en 1970 au Japon et intervient actuellement dans une vingtaine de pays dont trois pays en Afrique, à savoir la Zambie, la Tunisie et Madagascar. « En Zambie, l’agriculture naturelle est lancée pour développer la filière maïs tandis que dans la Grande Ile, les promoteurs optent pour l’heure pour la culture du riz et des légumes. Mais en principe, cette technique est adaptée à toute spéculation », a expliqué Hiroyuki SARATANI, directeur de Shumei-France. L’agriculture naturelle a pour principes un respect et un intérêt profond pour la nature avec une philosophie de l’harmonie avec la terre. Rappelons que cette technique n’emploie ni pesticide, ni herbicide, ni engrais chimique, ni fumier. On utilise par contre du compost fait à partir des herbes séchées et des végétaux frais tels que le « Tanamasoandro » ou le « Radriaka », très répandus en culture sauvage dans le pays afin de maintenir le sol humide et friable. « Cette méthode insiste sur l’importance de manger des aliments frais, cultivés localement en raison de l’énergie vitale qu’ils contiennent. En effet, la nourriture qui a parcouru de longues distances perd beaucoup de sa valeur nutritive. De plus, il est très bon pour la santé humaine de consommer des produits de saison qui ont poussé localement. Et dans les pays développés, les prix des produits issus de l’agriculture naturelle sont deux à trois fois plus chers que ceux issus de l’agriculture conventionnelle », a enchaîné ce technicien japonais.

Equilibre écologique. Par ailleurs, ce directeur du Shumei-France a soulevé que les revenus des paysans adoptant la technique de l’agriculture naturelle s’améliorent étant donné que leur coût de production est minime. Les semences peuvent être réutilisées et on n’a plus besoin d’autre apport financier pour l’achat des intrants agricoles. Quant à la lutte contre les insectes nuisibles, « on peut les prévenir une fois que les sols seront purifiés de tout produit chimique. Il faut respecter l’équilibre écologique sans perturber la nature. Nous effectuons trois fois par an des visites à Madagascar pour constater de visu les avancées et les éventuelles contraintes des paysans adoptants sur le terrain », a-t-il rajouté. Maintenant, l’association Agrinature Madagascar prévoit d’organiser prochainement le marché de l’agriculture naturelle. « Cette technique « Shumei » est adaptée à plusieurs filières comme le riz, les fruits et légumes. Nous allons promouvoir les produits spécifiques de chaque village d’intervention comme l’approche « One product, One village » lancée par l’Etat. En fait, à part les résultats très concluants obtenus, un changement de comportement des adoptants est observé. Et notre objectif est de développer les échanges entre les milieux urbain et rural par le biais de la valorisation de l’agriculture naturelle », a exprimé Mme Rakotomalala, la présidente de l’association Agrinature Madagascar.

Navalona R.

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