Indice mondial de la compétitivité : Madagascar au 130e rang mondial

Jacaranda
Si Madagascar avait un environnement fiscal plus attractif, on aurait déjà eu droit à plusieurs grands projets miniers comme celui d’Ambatovy
Si Madagascar avait un environnement fiscal plus attractif, on aurait déjà eu droit à plusieurs grands projets miniers comme celui d’Ambatovy

La Grande Ile a encore énormément d’efforts à faire pour rendre son économie plus compétitive et mieux attirer les investissements.

Madagascar n’est pas encore un pays compétitif. C’est malheureusement la triste réalité qui se dégage de la dernière édition (2015-2016) du rapport mondial sur la compétitivité du Forum économique mondial.

Classement stationnaire

Selon ce rapport, Madagascar est encore classé 130e sur 144 pays au niveau mondial. A l’échelle africaine, notre pays se situe à la 30e place, juste  derrière le Liberia et devant la Mozambique, le Malawi, le Burundi, la Sierra Leone, la Mauritanie, le Tchad  et la Guinée. Un classement  stationnaire en somme pour la Grande île puisque c’est le même que celui de 2014. Pour rappel,  l’Indice mondial de la compétitivité (GCI – Global Competitiveness Index) évalue la compétitivité d’un pays en fonction d’une centaine d’indicateurs nationaux regroupé en douze catégories,  dont l’environnement macroéconomique, la qualité des institutions et celle des infrastructures, l’éducation, l’efficacité et la taille des marchés, le développement technologique et l’innovation.  Pour Madagascar,  une bonne partie de ces indicateurs n’est pas encore satisfaisante. Mais l’une des plus grandes défaillances est probablement la fiscalité encore très peu incitative. C’est le cas par exemple  dans le domaine minier. Plus particulièrement au niveau de cette tentative de l’actuel exécutif malgache à augmenter encore les taxes et redevances minières dans le projet de nouveau code minier. Un système de taxation qui brille par ailleurs par son instabilité.

Top 10

Pour en revenir à l’indice mondial de la compétitivité, c’est la Suisse qui se trouve  en tête de classement pour la septième année consécutive. Suivie du Singapour, des Etats-Unis, de l’Allemagne, des Pays-Bas, du Japon, de Hong-Kong de la Finlande, de la Suède. Et enfin de la Grande Bretagne qui ferme la liste du Top 10 des économies les plus compétitives au monde. A l’échelle africaine, l’Ile Maurice arrive en tête des pays les plus compétitifs en Afrique et se trouve au 49e rang mondial. Elle est suivie par  l’Afrique du Sud (49è mondial),  le Rwanda  (58è), le Botswana (71è), le Maroc (72è), la Namibie (85è) et  l’Algérie (87è) Enfin, la Côte d’Ivoire (91è), la Tunisie (92è) et la Zambie (96è)   qui complètent le Top 10 africain. Les pays  africains ont connu  des évolutions différenciées par rapport au classement 2014-2015. Certains ont fortement progressé comme la Côte d’Ivoire, qui a gagné 24 places, pour se hisser  au rang de 8è économie africaine la plus compétitive, l’Éthiopie (+9 places), l’Ouganda (+7) et l’Afrique du Sud (+7) ou encore le Rwanda (+4).  Une mention pour ce dernier pays africain, le Rwanda qui  se  classe au 7e rang en ce qui concerne l’efficacité dans la gestion publique. Sur ce critère, ce pays qui était encore en guerre civile,  il y a quelques années fait figure d’exemple à suivre en Afrique et même dans le monde. En effet,  en matière de gestion publique le Rwanda. Le Forum Economique Mondiale explique ce grand succès du Rwanda par le niveau de gaspillage très bas en ce qui concerne les dépenses gouvernementales. Une piste de réflexion pour  ces gouvernants malgaches réputés pour leur tendance à des dépenses exorbitantes et injustifiées.

R.Edmond.

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