Affaire Soamahamanina : Les propriétaires de terrains réclament la reprise du projet


Les propriétaires de terrains loués par la société Juixing Mines.
Les propriétaires de terrains loués par la société Juixing Mines.

La situation se complique à Soamahamanina. Un affrontement entre les propriétaires de terrain et les habitants des « Fokontany » environnants risque d’avoir lieu ce jour, d’après les informations recueillies hier, sur les lieux.

 

Les propriétaires de terrains, utilisés par la société Jiuxing Mines pour le projet d’exploitation d’or à Soamahamanina, sortent de leur silence. Hier, 37 d’entre eux, réunis au sein de l’association FITOVOA (Fikambanan’ny tompon-tany voakasika Andravolobe) ont expliqué aux médias la situation réelle sur cette affaire. « Les Chinois sont venus ici pour nous présenter leur projet, avec des autorisations en bonne et due forme. Ils nous ont proposé un contrat de bail pour une durée de six à douze mois. Selon les contrats signés entre les parties concernées, la société Jiuxing Mines utilise nos terrains pour ses activités d’exploitation minière. En contrepartie, elle nous verse un loyer périodique et procède à la restauration de la couverture végétale vers la fin de l’utilisation du terrain », a indiqué Gilbert Ratsimbarinaivo, membre de l’association FITOVOA.

Spéculateurs. Aujourd’hui que le projet de la société chinoise est suspendu, ces propriétaires réclament la reprise du projet, d’après leur déclaration d’hier. « Une frange de la population qui n’est pas concernée par cette exploitation aurifère a été montée contre nous, certainement pour des fins politiques. Ils nous accusent de vendre nos terres ancestrales à des étrangers et d’être complice de la destruction de la forêt de « Tapias ». Certains d’entre nous reçoivent même des menaces de mort et de destruction de biens », en témoignent les propriétaires de terrains. D’après leurs dires, certains d’entre les manifestants contre le projet, qui se dénomment « mpanohitra », viennent d’ailleurs. Les plus proches sont issus des « Fokontany » environnants et d’autres sont de vrais mercenaires venus de loin, d’après les témoignages. Théophile Rabesahalasoa, maire de Soamahamanina a indiqué que ces « mpanohitra » sont explicites dans leurs revendications : Pas de Chinois dans la Commune ! « Ils ont même menacé d’incendier le bâtiment de la commune », a confié le maire. Face à cette situation, les autorités locales et les propriétaires des terrains loués par Jiuxing Mines font appel à l’intervention des dirigeants pour résoudre le problème et clarifier la situation au grand public. « Outre les loyers, nous devons également bénéficier de constructions d’infrastructures pour la santé, l’éducation, le transport, etc. Toutes ces choses sont bloquées à cause des spéculateurs politiques qui ne sont même pas concernés par ce qui se passe ici », ont avancé les membres du FITOVOA.

Antsa R.

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