Sortie de l’annexe B : Une succession de bonnes nouvelles

Jacaranda
James Andrianalisoa, le DG de l’ACM recevra à Montréal le Certificat du Président du Conseil délivré par l’OACI en reconnaissance des progrès réalisés  en matière de supervision de la sécurité.
James Andrianalisoa, le DG de l’ACM recevra à Montréal le Certificat du Président du Conseil délivré par l’OACI en reconnaissance des progrès réalisés en matière de supervision de la sécurité.

Le secteur aérien malgache n’est pas encore sorti de la crise, mais les bonnes nouvelles qui se succèdent depuis la sortie de l’annexe B laissent envisager un avenir meilleur.

Air Madagascar survivra-t-elle ? La compagnie nationale étant actuellement avare en communication, nombre d’observateurs concluent qu’elle s’achemine vers une mort certaine.

Sans restriction. Et pourtant, ce ne sont pas les bonnes nouvelles qui manquent, comme c’est le cas, notamment de remise en service de l’Airbus A 340 immatriculée 5REAA, c’est-à-dire, sous pavillon malgache. Il s’agit plus précisément de l’appareil qui avait assuré la destination Asie  et qui assure dorénavant et sans restriction, la ligne Europe.  Une première  bonne nouvelle qui fait suite à la sortie de Madagascar du safety list (annexe B) de l’Union européenne. Ce retour au pavillon malgache  redonne en tout cas à la compagnie nationale plus de latitude dans son exploitation dans la mesure où elle n’a plus besoin de desservir l’Europe sous immatriculation islandaise avec Air Atlantic,  comme  c’était le cas, quand Madagascar était encore dans l’annexe B.  Sur ce point d’ailleurs, le deuxième Airbus A 340 qui assurait l’Europe est en cours de sortie de cette immatriculation islandaise. Une sortie qui nécessite, selon nos informations, un audit avant d’être effectif. En attendant, l’appareil vient de subir une maintenance périodique. Toujours d’après  ces informations, la compagnie nationale essaierait actuellement de mettre cet appareil en location.

Subvention. Mais le plus dur reste encore à faire pour la compagnie nationale qui doit encore réaliser son redressement dans un contexte fortement concurrentiel. Mais ce sera dans une meilleure perspective. En effet,  l’autre bonne nouvelle, pour la compagnie nationale, c’est que sa subvention par l’Etat a reçu un avis de non-objection de la Banque Mondiale. Ce qui lui permet de bénéficier encore d’une subvention de l’Etat qui reste encore l’actionnaire majoritaire. Et ce, en attendant l’entrée en lice d’un partenaire stratégique  capable d’injecter l’argent nécessaire et les compétences requises pour redresser la compagnie. Sur ce point,  l’on apprend également qu’il y aurait actuellement une quinzaine de partenaires stratégiques qui se seraient prononcés, mais au final aucun d’eux ne  veulent tenter l’aventure.

Certificat du Président du Conseil. Mais l’autre bonne nouvelle et non des moindres pour le secteur aérien, c’est la confirmation de la reconnaissance internationale acquise consécutivement à la sortie de l’annexe B. L’Organisation de l’Aviation Civile Internationale  (OACI) vient de reconnaître les efforts réalisés par l’Aviation Civile de Madagascar en lui attribuant le Certificat du Président du Conseil. « J’ai le plaisir de vous informer que votre Etat a été retenu pour recevoir un Certificat du Président du Conseil, en reconnaissance des progrès réalisés en 2015 pour remédier à ses carences en matière de supervision de la sécurité et améliorer la mise en œuvre effective des normes et pratiques recommandées (SARP) applicable de l’OACI » indique notamment une lettre de l’OACI adressée au Directeur Général de l’ACM James Andrianalisoa.  Ce dernier qui a joué un rôle important dans cette sortie de l’annexe B  recevra d’ailleurs ce fameux Certificat du Président du Conseil au cours d’une cérémonie spéciale qui aura lieu  au siège de l’OACI à Montréal pendant la séance plénière d’ouverture de son assemblée générale le 27 septembre prochain.  En tout cas, cette succession de bonnes nouvelles du secteur aérien depuis la sortie de l’annexe B a de bonnes conséquences pour la compagnie aérienne nationale. Nous en reparlerons.

R.Edmond.

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2 Comments - Write a Comment

  1. Vous avez raison!! …POURQUOI NE PAS OUVRIR LE CAPITAL DE L’AIRMAD AUX PERSONNELS ET AUX GRANDS PUBLICS??? Et que l’Etat n’en garde que 40%??? Comme cela, tout le monde est impliqué dans sa restructuration et que personne ne pourra bénéficier du monopole

  2. 15 sociétés qui ont regardé et qui « partent » vite en sachant que l’état reste majoritaire ! ,pourquoi ? . simplement ils n’ont aucune envie de se faire PLUMER avec des exigences de place en affaires et surtout en oubliant de payer !!!!!!, allez …..bonne journée

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