Extension du port de Toamasina : Le projet démarrera cette année

45 milliards de Yens, soit près de 370 millions d’Euros. Tel est le montant du financement à titre de prêt avec un taux d’intérêt de 0,01% remboursable sur 40 ans, accordé par le gouvernement japonais pour mettre en œuvre le projet d’extension du port de Toamasina. « A l’occasion du Sommet de la TICAD VI (la sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique) qui s’est tenue dernièrement au Kenya, notre Premier ministre Shinzo Abe, a annoncé son engagement personnel pour débloquer le financement nécessaire à la réalisation de ce projet de Madagascar. Il faut ainsi accélérer le processus pour ce faire », a évoqué l’ambassadeur du Japon à Madagascar, SEM Ichiro Ogasawara, lors de sa visite de courtoisie auprès du ministre des Transports et de la Météorologie, vendredi dernier.

Procédure administrative. De son côté, le ministre de tutelle, Benjamina Ramanantsoa a assuré que ce projet d’extension du port de Toamasina démarrera cette année. « Une étude a été réalisée il y a longtemps, mais cela a été mis au frigo en raison de la crise politique qui a prévalu dans le pays. Maintenant, on attend encore une procédure administrative avant de mettre en œuvre ce projet. En effet, cet accord de prêt doit être validé sous forme d’une loi. Après son approbation en Conseil des Ministres et en Conseil du Gouvernement, ce sera soumis aux deux parlements pour son adoption », a-t-il expliqué.  Notons que l’objectif de ce projet est d’aménager le port de Toamasina pour pouvoir accueillir de gros porteurs tout en élargissant le site de dépôts des conteneurs à traiter au triple de sa surface actuelle.

Développement durable. En fait, « il faut réaliser des infrastructures de qualité afin d’assurer un développement durable d’un pays. Il s’agit d’une nouvelle infrastructure portuaire permettant également de faire face aux risques des aléas climatiques », a soulevé l’ambassadeur du Japon. Par ailleurs, le ministre des Transports a saisi cette occasion pour évoquer que le Japon a également appuyé Madagascar afin qu’Air Madagascar puisse sortir de l’annexe B. En effet, « des techniciens de l’ACM et du ministère des Transports ont été formés au Japon en matière de sûreté aéroportuaire via des bourses  offertes par la JICA. L’objectif est de renforcer leur compétence, une des exigences de l’Union Européenne », a-t-il conclu.

Navalona R.

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