Financement du terrorisme : Une association dans le collimateur du SAMIFIN

Les analystes des services de Renseignements Financiers des pays francophones sont formés par le COMESA pendant quatre jours. (Photo : Yvon Ram)
Les analystes des services de Renseignements Financiers des pays francophones sont formés par le COMESA pendant quatre jours. (Photo : Yvon Ram)

Et parlant des cas de blanchiments de capitaux. Des « Malagasy » y sont impliqués en opérant dans différents secteurs.

De nombreux mouvements financiers douteux sont opérés par une association  oeuvrant à Madagascar. En plus, des mouvements douteux de plusieurs personnes entrant à Madagascar ont été repérés cette année, au sein de cette association. Raison pour laquelle, celle-ci est dans le collimateur du SAMIFIN (Service des Renseignements Financiers. Le directeur général de cette entité, Lamina Boto Tsara Dia, l’a révélé hier lors de l’ouverture de la formation prodiguée par le Consultant du COMESA auprès des analystes financiers du SAMIFIN et ceux des autres pays francophones, hier à l’hôtel Ibis à Ankorondrano.

Des « Malagasy » impliqués. « Nous allons ainsi effectuer des investigations dans le dessein de vérifier l’origine et l’utilisation de ces financements douteux par cette association », a-t-il expliqué. Notons qu’il s’agit d’un premier cas de financement du terrorisme détecté par le SAMIFIN. « Un cas qui pourrait également avoir en rapport avec des blanchiments des capitaux à Madagascar », d’après toujours les explications du directeur général du SAMIFIN. Notons que ce Service des Renseignements Financiers se base encore sur les Déclarations d’Opérations Suspectes  (DOS) des institutions financières pour pouvoir mener des enquêtes relatives à ce sujet. « Mais des cas de blanchiments d’argent peuvent se passer des établissements bancaires. C’est pourquoi, nous avons proposé un projet de loi sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme auprès de l’Etat nous permettant de mener une nouvelle stratégie d’investigation sans attendre les DOS», a-t-il enchaîné. A titre d’illustration, le SAMIFIN peut mener des enquêtes en se basant sur les informations délivrées sur Panama Papers concernant les auteurs de blanchiment de capitaux. Dans la majorité des cas, « nous avons suspecté des Malagasy qui sont impliqués dans les opérations de blanchiments d’argent à destination de la France ou de Maurice. Ils opèrent notamment dans différents secteurs tels que la mine, l’immobilier, l’exportation de vanille et bien d’autres exportations illicites de produits », a évoqué Lamina Boto Tsara Dia.

Coopérations internationales. Par ailleurs, le SAMIFIN est maintenant membre à part entière de l’ESAAMLG ou organisme inter-gouvernemental de l’Afrique orientale et australe de lutte contre le blanchiment des capitaux depuis le 2 septembre 2016, et ce, avec l’appui du COMESA. « C’est une étape qui nous permettra d’intégrer à moyen terme le groupe EGMONT ou organisme international qui regroupe les cellules de renseignements financiers du monde. Et comme avantages, les communications entre les pays membres seront fluides et les coopérations internationales seront renforcées, surtout entre les pays voisins afin de lutter contre les blanchiments de capitaux et le financement du terrorisme », a-t-il poursuivi. Notons que le COMESA fournit cette formation sur les analyses tactiques et stratégiques de renseignements afin de sécuriser et de développer les échanges commerciaux dans la zone.

Navalona R.

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