Arriérés-FER-TVA : « L’Etat doit 527 milliards Ar à la Jirama » selon Haja Maminirina, le président national du SAT/Jirama

Le Syndicat Autonome des Travailleurs de la Jirama (SAT/Jirama) veut apporter des explications sur l’origine du délestage. En fait, « on dirait qu’il y a une campagne de dénigrement de cette société d’Etat concernant les vols de carburants et la mauvaise gouvernance au sein même de l’entreprise. Et les conséquences sont désastreuses pour la Jirama et ses employés pour ne parler que du cas de l’incendie du bureau de la Jirama à Farafangana. En fait, l’Etat ne doit pas se défausser sur les dirigeants de la Jirama car il a également une grande part de responsabilité dans la résolution de ce problème du délestage », a évoqué Haja Maminirina, le président national du SAT/Jirama lors d’une rencontre avec la presse hier. En tout, « l’Etat doit 527 milliards Ar à la Jirama », a-t-il révélé.

Deux fois. Parmi lesquels, « les arriérés de paiement sur la consommation cumulée en eau et en électricité de l’Administration depuis des années, qui ont été facturés jusqu’en août 2016, se chiffrent à 180 milliards Ar. En outre, la Jirama a toujours payé le FER au titre de Redevance sur l’entretien routier alors que les compagnies de distribution pétrolières transportent directement les carburants vers les centrales de production d’électricité. Et ces compagnies paient en même temps le FER. C’est anormal car il y a deux fois de paiements du FER versés au Trésor Publics. Le ministère des Finances est en connaissance de cause. Entre 2015 et 2016, la Jirama a déjà payé 58 milliards Ar alors qu’elle n’aurait pas dû », a-t-il rajouté. Et ce n’est pas tout ! « Les crédits de TVA cumulés à rembourser par l’Etat depuis des années jusqu’au fin août 2016, s’élèvent à 289 milliards Ar », a-t-il enchaîné. Ce qui ramène à cette somme colossale de 527 milliards Ar.

Remplacer. Par ailleurs, le SAT/Jirama ne veut pas qu’on rejette la faute à la Jirama car celle-ci n’a pas prévenu la période d’étiage. En effet, « tous les employés sont consignés depuis l’an dernier à solutionner le problème du délestage dans toutes les grandes villes même si c’est à court terme. Nous l’avons fait mais ce n’est plus de notre ressort d’approvisionner en carburants les groupes alors que l’Etat a réduit à 300 milliards Ar au lieu de 400 milliards Ar  les subventions pour la Jirama après négociations avec les bailleurs de fonds. Ces subventions ne rentrent pourtant pas dans la caisse de la Jirama mais sont destinées à régler directement les factures des fournisseurs de carburants et d’énergie. D’autant plus, l’Etat reconnaît bien que l’entreprise effectue une vente à perte en vendant à 400Ar le Kwh si son coût de production est de 700 Ar/Kwh », tient-il à préciser. Et lui de rajouter que l’Etat doit trouver une solution durable à ce problème d’énergie au lieu de l’esquiver en cherchant tout simplement à remplacer les cadres de l’entreprise. « S’il y a des voleurs de carburants et d’électricité, qu’on les arrête et les emprisonne. Nous louons déjà l’effort de l’Etat de promulguer une loi visant à condamner les voleurs de courants en tant qu’acte pénal », a conclu Haja Maminirina.

Navalona R.

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3 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. justement, c’est bien ça le problème, il faut qu’ils changent leur politique, ce n’est plus adapté à la situation actuelle.

  2. les stuctures de la JIRAMA sont trop lourdes à part cela , les employés ne payent pas et nombreux sont ceux qui »tirent » du courant auprès de ces employés

  3. La politique de la Jirama doit, elle aussi, changer, par exemple, si vous nous facturez le double de notre consommation normale, donnez-nous au moins assez d’eau et d’électricité à utiliser… C’est ridicule de nous demander de payer ce qu’on n’a pas consommé, merci!!!

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