Commune Urbaine d’Antsirabe : Des magouilles dans la gestion des recettes communales

En bas, la quittance réglementaire cotée et paraphée. En haut la quittance « fôpla » utilisée dans les marchés d’Antsirabe.
En bas, la quittance réglementaire cotée et paraphée. En haut la quittance « fôpla » utilisée dans les marchés d’Antsirabe.

Mauvaise nouvelle. Une de plus pour les employés de la Commune Urbaine d’Antsirabe. Ils risquent, une fois de plus de ne pas percevoir leur salaire du mois d’octobre, puisqu’un Adjoint au Maire a annoncé lundi lors de la cérémonie de levée du drapeau que, faute de recettes suffisantes, la trésorerie de la Commune ne peut pas payer les salaires.

 L’existence d’une procédure d’inspection au niveau de la gestion des finances communales était également avancée comme une probable source de cette difficulté à payer les salaires.

Quittances « beloha ». Une procédure d’inspection qui confirme, en tout cas, les bruits qui courent dans la Ville d’Eaux l’existence de magouilles dans la gestion des affaires communales depuis l’arrivée du maire Paul Razanakolona à la tête de la Commune Urbaine d’Antsirabe. La plus apparente des anomalies se situe notamment au niveau de la gestion des marchés où les usagers ne savent plus à quel saint se vouer concernant les quittances et ticket de marché. En effet, ces derniers temps, des quittances visiblement non conformes aux quittances réglementaires sont utilisées au niveau des marchés d’Asabotsy et d’Antsenakely, ainsi qu’au marché aux zébus d’Ivohitra. Apparemment les autorités communales ont décidé de ne plus utiliser les tickets et quittances imprimées par l’Imprimerie Nationale. Des quittances « beloha » comme les appellent les marchands qui s’étonnent par ailleurs du fait que visiblement, les recettes des marchés ne suivent pas les procédures normales. En effet, les lois sur les collectivités territoriales décentralisées exigent que le régisseur verse les recettes à la trésorerie générale qui procède par la suite à sa répartition. Or il se trouve parfois que ces recettes ne passent pas par le Trésor. Ce qui fait, d’après les observateurs, que des centaines de millions voire, plus d’un milliard d’ariary passent à un circuit inconnu du Trésor public.

Inspection. Un détournement visiblement très bien organisé que de nombreuses personnes n’ont pas manqué de dénoncer. Un détournement que les autorités financières émanant du Trésor public, du ministère des Finances et du Ministère en charge de la Décentralisation semblent constater. D’où le déclenchement de cette procédure d’inspection qui a cours actuellement au niveau de la Commune Urbaine d’Antsirabe. Evidemment le nom de l’actuel Maire d’Antsirabe est cité dans les conversations des citoyens de la Ville d’Eaux. Les citoyens, mais également et surtout les employés de la Mairie veulent en tout cas que la lumière soit faite sur cette affaire de magouilles qui risque également d’éclabousser davantage l’image du régime Rajaonarimampianina ne bénéficiant déjà pas de la popularité qu’il mérite. En effet, les bruits se répandant actuellement dans la Ville d’Eaux comme quoi les magouilleurs de la Commune bénéficieraient de la protection de certaines « grandes Dames » de la Présidence. Une affaire à suivre.

R.Edmond

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Le régime actuel devrait adopter une politique de transparence sévère, cela évitera ce genre de désagrément… C’est souvent la masse qui souffre de ces pots-de-vins et escroqueries sans fin!!!

  2. nareo vakinà ao ihany no te hifidy an’ireo mpitantana ny mairie ireo, tsy mba nanadihady kely akory ny parcours izay nataony.

    Zakao ao !!

Poster un commentaire