Financements de projets d’entreprise : Le crowdfunding lancé à Madagascar, les actions à partir de 10.000 Ariary


Bmoi

Jacaranda

200 projets d’entreprise ont déjà été soumis sur la plateforme www.kapital-plusplus.com. 15 d’entre eux sont jugés viables et publiés sur le site, selon Christian Rasoarahona, président de Kapital Plus-Plus.

 

Tout le monde peut désormais acheter une action à partir de 10.000 Ariary, sur la première plateforme de « crowdfunding » de type « crowdequity » ou financement participatif en contrepartie d’actions ou de parts sociales à Madagascar. Celle-ci a été lancée officiellement hier, suite à une signature de partenariat entre Kapital Plus-Plus et BNI Madagascar. En effet, le but de cette collaboration n’est autre que de lancer un nouveau mode de financement dans le pays. « Le crowdfunding est le nouvel outil en vogue pour soutenir les investissements. Cela contribue au financement d’une entreprise en contrepartie d’une participation dans le capital » a exposé Christian Rasoarahona, président de Kapital Plus-Plus. Pour ce dernier, la seule garantie, exigée du porteur, est la viabilité du projet. En d’autres termes, la plateforme sur Internet lancée hier met en relation les porteurs de projets avec des investisseurs, afin de faciliter la collecte de fonds pour financer le projet. Lancé aux Etats-Unis en 2007, cet outil a déjà fait ses preuves. Rien qu’en 2015, il a permis de lever 34 milliards USD pour des projets économiques, dont 2,5 milliards USD, en faveur du modèle, tel que celui de Kapital Plus-Plus, en vertu duquel, des particuliers, entreprises, ou institutions contribuent au financement d’une entreprise, en contrepartie d’une participation dans le capital.

Sécurisé. Un système d’accompagnement des porteurs de projets, avec l’appui de notaire, expert juridique, expert-comptable, etc. sont fournis par Kapital Plus-Plus, dans le cadre du financement par « crowdfunding » lancé à Madagascar. En outre, la BNI Madagascar assure également la sécurisation des fonds, d’après son DG Alexandre Mey. « La première banque malgache est fière d’accompagner cette approche innovante réalisée par des entrepreneurs du pays », a-t-il annoncé, lors de la cérémonie de signature d’hier. C’est d’ailleurs pour ce souci de sécurisation de fonds que la mise en œuvre des projets est suivie de près, par ces promoteurs du « crowdfunding ». « Nous effectuons des analyses sur la viabilité et la rentabilité de chaque projet, en se basant sur une analyse de marché. Un business plan est ensuite élaboré. C’est pour cela que seulement 15 projets sont publiés sur la plateforme, sur les 200 soumis. Certains d’entre ces projets comportent encore des imperfections et font l’objet de travail d’amélioration avec leurs porteurs. D’autres ne correspondent pas du tout au marché et sont refusés. Mais avec les travaux d’amélioration en cours, une cinquantaine de projets devront être publiés sur la plateforme, d’ici peu. La levée de fonds pour chacun d’entre eux dure entre 60 à 180 jours », ont-ils expliqué. Pour Kapital Plus-Plus, ce système n’est pas risqué pour les investisseurs petits ou grands ; locaux ou étrangers. « Les contributions sont bloquées dans un compte bancaire sécurisé pendant le cycle de levée de fonds à l’échéance duquel les fonds sont, soit directement transférés vers la société du projet soit en cas de non-bouclage de financement, remboursés aux contributeurs », a expliqué son président.

Diversifiés. La plateforme soutient plusieurs secteurs d’activités porteurs à Madagascar tels que l’agroalimentaire, les nouvelles technologies, l’industries, les énergies renouvelables, le tourisme et l’hôtellerie , l’artisanat , l’élevage et l’immobilier. Elle s’adresse tant aux start-up, aux jeunes entrepreneurs qu’aux entreprises en développement. Suite à ce partenariat, la BNI Madagascar a annoncé sa volonté d’accompagner les investisseurs dans leurs projets et dans le lancement de leurs activités. La banque répondra à leurs besoins avec plusieurs types de services et crédits bancaires, d’après son DG, Alexandre MEY. Dans l’espérance que ce partenariat portera ses fruits, les collaborateurs restent tout de même confiants et pensent qu’ils ont créé des outils innovants et contribuent à développer un environnement incitatif pour les investisseurs.

 

K.H (Stagiaire)

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