Ministère des Mines : Une administration de proximité sera renforcée

Jacaranda
Lors de la distribution des vivres en guise de cadeaux de fêtes de fin d’année.
Lors de la distribution des vivres en guise de cadeaux de fêtes de fin d’année.

« Secteur extractif, secteur pourvoyeur de ressources ». Tel est le slogan de ce département ministériel en relevant des défis pour augmenter la part de ce secteur dans le PIB.

Les exploitations minières se trouvent toujours dans les zones très reculées en milieu rural. Les directions inter-régionales du ministère auprès de la Présidence en charge des Mines et du Pétrole ne peuvent pas couvrir toutes les zones à forte potentialité minière réparties dans tout Madagascar. Du coup, « nous allons  renforcer l’administration de proximité en mettant en place des Bureaux d’Administration Minière (BAM) dans plusieurs régions. Le BAM d’Ambilobe est déjà opérationnel compte tenu des réserves en or à Betsiaka. Plus de 80% des exportations aurifères de la Grande île, y proviennent. Un autre BAM est également mis en place à Ilakaka étant donné que c’est une plus grande exploitation de pierres précieuses à ciel ouvert dans le monde alors qu’aucune retombée économique positive n’a été enregistrée pour le pays. Et au contraire nos gemmes sont labellisées au nom des autres pays importateurs. Cette administration de proximité s’avère ainsi indispensable afin de maîtriser les ruées et les exploitations illicites », a déclaré le ministre auprès de la Présidence en charge des Mines et du Pétrole, Zafilahy Ying Vah, lors de la distribution des vivres à tout son personnel à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Nombreux défis.  « Secteur extractif, secteur pourvoyeur de ressources ». Tel est le slogan du ministère auprès de la Présidence en charge des Mines et du Pétrole. En effet, selon les dernières statistiques, ce secteur contribue à 30% des recettes d’exportation, à 14% des recettes fiscales et rapporte 40 à 60% des IDE à Madagascar. Mais pour l’heure, le secteur minier ne représente que 2,12% du PIB contre 30% voire 40% du PIB dans d’autres pays miniers. Pour ce faire, « de nombreux défis sont à relever étant donné que ce secteur doit constituer un levier de développement de la nation par l’amélioration du niveau de vie de la population impactée par le projet minier  et de l’augmentation des ressources pour les collectivités territoriales décentralisées et l’Etat central. Par contre, c’est encore dominé par les exploitations illicites », a-t-il évoqué. Ce renforcement de l’administration de proximité est un défi pour bien maîtriser ce secteur. La formalisation  des petits exploitants miniers n’est pas en reste. Près de 40 000 cartes d’orpailleurs ont été entre autres distribuées, sans oublier leur professionnalisation. « Ce qui permet de disposer des statistiques exhaustives concernant la production aurifère d’une localité tout en déterminant la valeur des ristournes que peuvent percevoir les communes concernées », a-t-il enchaîné. Dans la même foulée, le ministère de tutelle continuera à instaurer la police des Mines tout comme le BAM dans plusieurs régions. Toamasina, Antsiranana et Maevatanàna ont déjà leur police des Mines.

Exploitation rationnelle. Par ailleurs, le ministère continuera à sensibiliser la population et les Collectivités Territoriales Décentralisées concernant les textes réglementaires régissant le secteur minier et pétrolier. « Les ingénieurs des Mines doivent, entre autres, informer la population impactée par un projet que pendant la phase de recherche, le permissionnaire peut extraire des tonnes de terres via des engins en vue d’analyse des échantillons car il s’agit d’un investissement lourd. Cela ne veut pas dire qu’il est déjà en phase d’exploitation », a précisé le ministre de tutelle. Il prévoit également de changer le système de délivrance de permis minier en soulevant que l’octroi de permis environnemental doit primer avant l’octroi de permis d’exploitation et non pas l’inverse. C’est une des raisons de l’amélioration du Code Minier et Code pétrolier. « Ce sera soumis aux prochaines sessions parlementaires  après avoir collecté toutes les propositions et les suggestions des parties prenantes dans le cadre des ateliers inclusifs à organiser dans tout Madagascar. En fait, l’objectif est d’augmenter la part de ce secteur extractif dans le PIB en assurant une exploitation rationnelle des ressources se souciant des aspects environnemental et social ainsi que des générations futures car n’oublions pas que ce sont des ressources non renouvelables, et ce, dans le cadre d’un système win-win », a conclu le ministre Zafilahy Ying Vah.

Navalona R.

Telma Fibre Vibe

Share This Post

One Comment - Write a Comment

  1. Salama tompoko !
    Mba mangataka n’y laharana miantso n’y ministère mine azafady,
    inona avy moa zany ny taratasy ilaina raha hitondra vato raha efa manana ttsy association, nandoa ristourne, nandoa patente, manana LP3C ?

Post Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.