Notation internationale : Madagascar toujours dans la catégorie des pays à risque élevé

Jacaranda

Les tenants du régime, devraient faire preuve d’un peu d’humilité, par rapport à la situation économique qui prévaut actuellement au pays. Car malgré les tapages médiatiques sur la réussite de la dernière conférence des bailleurs de fonds à Paris, Madagascar est encore loin d’être un pays où on peut investir efficacement. Les organismes internationaux de notation classent Madagascar dans la catégorie des pays à risque.

 Dans le classement COFACE (Compagnie Française d’Assurance du Commerce Extérieur) par exemple, Madagascar est encore dans la catégorie D qui regroupe les pays à haut risque pour les investissements. L’instabilité politique qui se  manifeste par les changements fréquents de gouvernement figure parmi les facteurs de ce risque. « Le nouveau président H. Rajaonarimampianina, a dû cependant faire face à la démission de son gouvernement quelques mois après sa formation puis à un vote du parlement demandant sa destitution. Resté au pouvoir, le président manque de soutien pour la mise en œuvre des réformes alors que le mécontentement de la population se traduit par la multiplication des mouvements de contestation et des grèves » note la COFACE qui constate également des défaillances, en matière de gouvernance. Les performances en matière de gouvernance demeurent faibles et le classement du pays tend à se dégrader selon les indicateurs de la Banque Mondiale, en particulier en matière de lutte contre la corruption et d’efficacité du gouvernement où Madagascar est la 179e place sur 190 pays.

Un gouvernement qui n’a visiblement pas réussi le défi de la relance en 2016, une année marquée par une faible performance économique. Avec notamment  des recettes fiscales  insuffisantes pour couvrir la hausse des dépenses budgétaires, empêchant toute amélioration des finances publiques. Malgré les mesures destinées à augmenter les recettes, grâce notamment à une amélioration du recouvrement des revenus fiscaux et douaniers, les revenus de l’Etat sont restés  contraints par le manque de dynamisme de l’économie. Quoiqu’il en soit, la donne devrait changer en 2017, avec les promesses de financements annoncés lors de la conférence des bailleurs et des investisseurs à Paris.  Mais là encore, tout dépendra de la capacité du gouvernement à bien gérer les finances publiques et à démontrer qu’il est capable de bien gérer la situation politique, car seul un retour effectif de la stabilité garantira le déblocage effectif de ces fonds annoncés. En somme, le régime HVM devrait jouer en 2017, le jeu de l’apaisement et éviter toutes formes de persécutions à l’endroit des opposants. Par ailleurs, toute tentative d’écarter, des adversaires politiques aux prochaines élections  présidentielles pourrait également être la source d’une autre crise qui risque de remettre en cause ces promesses de financement.

R.Edmond.

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