Investissements publics : Taux de régulation à 100% pour optimiser les réalisations

La circulaire de l’exécution budgétaire a été présentée cette semaine.

L’exécution budgétaire est lancée cette semaine. Contrairement aux pratiques habituelles, les actions pour le développement peuvent désormais être engagées dès le début de l’année. D’importants résultats sont donc attendus.

Le taux de régulation pour les investissements publics à financements internes variait toujours auparavant de 4 à 25%. D’après la circulaire d’exécution budgétaire, présentée mercredi dernier, par le Ministère des Finances et du Budget, ce taux de régulation est fixé à 100% pour cette fois. D’après les explications du directeur général du Budget, Mialy Lanto Razanajato Razafinimanana, l’objectif de cette nouvelle stratégie est d’accélérer les procédures pour améliorer le taux d’investissement. En effet, les taux de régulation ont été appliqués pour assurer la disponibilité des fonds, avant de lancer les engagements, afin d’éviter des problèmes de trésorerie. Ce qui engendrait pourtant des retards dans les procédures. « Pour le premier quadrimestre, il n’y a que le taux de régulation sur les frais d’exploitation, c’est-à-dire, le fonctionnement des investissements qui est fixée à 25%. Pour les autres dépenses d’investissements, il n’y a aucune réserve à la régulation dans l’exécution budgétaire », a indiqué le DG du Budget.

Absorption. En 2016, l’enveloppe pour les investissements publics par financement interne était de 322 milliards d’Ariary. Cette année 2017, cette somme a été doublée en passant à 686 milliards d’Ariary. Si on se réfère à la loi de finances 2017, les infrastructures et les secteurs sociaux sont priorisés. A noter que Madagascar projette à partir de cette année d’améliorer sa capacité d’absorption de financements étrangers pour le développement. Cela peut se faire par l’amélioration du taux d’investissement et par l’accélération de la réalisation des programmes d’investissements publics à financements internes, comme presque tous les projets, même ceux financés par les bailleurs de fonds, nécessitent la contribution de l’Etat.

Dépenses. En ce qui concerne les dépenses de fonctionnement de l’Etat, le taux de régulation pour le premier quadrimestre est fixé à 17,5%. D’après le DG du Budget, cela vise à améliorer la performance et la qualité des dépenses. « Il y aura toujours le suivi par trimestre. De ce fait, les données nécessaires pour la détermination des prochaines décisions sont disponibles à la fin du premier quadrimestre », a affirmé le DG. En ce qui concerne les transferts, le Ministère des Finances et du Budget table sur un taux de régulation de 50%, ce qui facilite beaucoup l’exercice financier des bénéficiaires. Dans ce cadre, les réunions des Conseils d’administration des différents établissements ont déjà commencé cette semaine, pour l’élaboration de budget annuel et des comptes administratifs. A noter que les plus importants, parmi ces transferts, sont les 250 milliards d’Ariary pour la Jirama, les 230 milliards d’Ariary pour la Caisse de retraite civile et militaire (CRCM), les 20 milliards d’Ariary de frais médicaux, les transferts aux établissements publics, etc. Pour ces transferts, la régulation vise à accompagner le plan de redressement des établissements publics, l’apurement des arriérés, et surtout pour éviter les retards de paiement de salaires, de bourses d’études, des indemnités pour les heures complémentaires, etc. Pour les FRAM, les procédures sont également accélérées. D’après la circulaire d’exécution budgétaire, le paiement se fera cette année par bimestre. Enfin pour les collectivités, les versements des subventions se feront par trimestre, soit un taux de régulation de 25% pour ce premier trimestre.

Antsa R.

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