AIIB : Une alternative aux financements traditionnels



Medine


Jacaranda

Obnubilés par les six milliards USD obtenus lors de la conférence des bailleurs et des investisseurs à Paris, les autorités malgaches semblent ignorer que  d’autres potentiels de financements existent dans le monde. Une alternative aux financements traditionnels existe

C’est le cas notamment de la Banque Asiatique d’investissements en Infrastructures (Asian Infrastructure Investment Bank ou AIIB) qui, en 2016, a financé neuf projets dans sept pays pour un montant global de 173 milliards de dollars. Une filière qui mérite en tout cas, d’être creusée, pour mettre un terme à cette domination européenne et américaine, en matière de partenariat pour le développement. Ce d’autant plus que l’AIIB va encore s’étendre avec les trois nouveaux pays qui vont la rejoindre.

Tentative. Pour l’histoire, l’AIIB qui a été  lancée  juin 2015 à l’initiative de la Chine est une tentative de Pékin et ses alliés pour briser la domination occidentale sur la gouvernance des différents bailleurs de fonds multilatéraux déjà existants. Elle compte 57 membres fondateurs parmi lesquels figurent une vingtaine de pays occidentaux, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. « Peu après le lancement de cette institution qui se donne pour mission de financer des projets d’infrastructures en Asie, dont une ligne de chemin de fer colossale reliant Pékin à Bagdad, les Etats-Unis ont appelé les pays souhaitant rejoindre l’AIIB à patienter jusqu’à ce que cette banque fasse preuve d’un respect des normes de gouvernance et des standards environnementaux et sociaux. Mais cet appel n’a pas été pris en considération par de nombreux pays à travers le monde, dont des alliés de Washington. Au sein du Groupe des sept pays les plus industrialisés, seuls les Etats-Unis et le Japon ont préféré rester en-dehors de l’institution » selon l’agence Ecofin.

30%. Dans un entretien accordé à Bloomberg, le président de l’AIIB a cependant affirmé que son institution demeure ouverte à une adhésion des Etats-Unis. « La porte restera toujours ouverte à une adhésion des Etats-Unis étant donné que l’AIIB est une institution multilatérale de développement », a précisé M. Liqun, un ancien vice-ministre des Finances chinois qui a également occupé des postes de responsabilité à la Banque mondiale et à la Banque asiatique de développement. Washington soupçonne Pékin de vouloir utiliser l’AIIB pour favoriser ses entreprises et servir ses propres intérêts géopolitiques. La Chine détient en effet 30 % du capital de l’institution et 26 % des droits de vote, alors que l’Inde, deuxième actionnaire, vient très loin derrière avec 8,4 %. Considérée comme une alternative à la Banque mondiale et le FMI, l’AIIB n’a visiblement pas beaucoup de chance de passer à Madagascar.

Recueillis par R.Edmond

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