Trafic de tortues « Angonoka » : C’est un crime selon l’AVG

La tortue « Angonoka » est une espèce endémique à Madagascar. « On ne peut la voir que dans le parc national de Baie de Baly à Soalala. Cependant,  cette espèce menacée de disparition est victime d’une forte pression humaine. La preuve, 62 cas d’intrusions ont été enregistrés entre décembre 2015 et décembre 2016 contre onze cas auparavant », a dénoncé Randriamanampisoa Hasina, Coordonnateur du projet de protection de tortue au sein de Durell.  C’est pourquoi, cette ONG britannique a fait appel aux forces de l’ordre, notamment l’OMC Boeny, en travaillant en partenariat avec le ministère de l’Environnement et l’Alliance Voahary Gasy pour lutter contre le trafic de tortues « Angonoka ».

Aire Protégée. « Cela a été un succès. En effet, le nombre d’intrusion a diminué. Et une personne nommé Dedesy a été arrêtée pour avoir reçu un colis de tortue « Angonoka.  Son procès aura lieu demain. Deux autres personnes ont été également appréhendées le 27 décembre 2016 avec une tortue. Et six autres présumés trafiquants ont été prix en flagrant délit avec trois tortues de même espèce le 17 janvier 2017. Ils sont tous placé en MD en attendant leurs procès», a-t-il poursuivi. De son côté, Joely Razakarivony, le coordonnateur du projet ALARM au sein de l’AVG a fait savoir que ces actes sont qualifiés d’un crime étant donné que le trafic de tortues a eu lieu dans une Aire Protégée.

Sanctions exemplaires. En effet, selon le Code des Aires Protégées, loi 2015-005, « tout prélèvement ou toute altération d’animaux et de végétaux , de monument ou de tout autre objet sans autorisation du ministère en charge des Aires Protégées après avis conforme du gestionnaire est puni de travaux forcés à temps et d’une amende de 100 millions à 200 millions d’Ariary ». Plus précisément, les peines d’emprisonnement peuvent aller de 5 à 21 ans. A cet effet, « nous revendiquons toujours que l’Etat prenne des sanctions exemplaires à l’encontre de ces personnes arrêtées pour lutter effectivement contre le trafic de nos espèces endémiques », a-t-il conclu.

Navalona R.

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