Industrie : L’adoption de la LDIM réclamée par le secteur privé

L’adhésion de Madagascar, aux accords de partenariats internationaux, tue les industries locales à petit feu, d’après le SIM. Une politique industrielle cadrée par la LDIM doit être mise en œuvre, d’après les opérateurs économiques.

Le secteur privé s’impatiente ! « Cela fait deux ans qu’on tourne en rond. Il faut mettre en œuvre la politique industrielle nationale, en promulguant la Loi sur le développement de l’industrie (LDIM) dans sa version orientée vers le besoin réel de l’industrialisation de Madagascar ». C’est ce qu’a déclaré le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Fredy Rajaonera, lors de la conférence-débat sur l’industrialisation durable, qui s’est tenue hier au Carlton Anosy. Organisée par le SIM, en partenariat avec la FES (Friedrich-Ebert Stiftung), cette rencontre a réuni des représentants du secteur privé, des partenaires techniques et financiers et du ministère de l’Industrie et du Développement du secteur privé. Pour les industriels, la LDIM peut induire un développement durable et concret du pays. Selon eux, l’Etat doit montrer une volonté ferme de stimuler la production par la promulgation de cette loi concoctée depuis déjà deux ans.

Difficile. Concernant l’environnement des affaires, le secteur privé annonce une situation difficile, marquée par une tendance à la hausse des coûts, une économie locale étouffée par les importations sauvages et l’absence de mesures d’incitation pour les activités formelles productives. Et pourtant, d’après les résultats de l’étude économique sur la LDIM, l’application de cette loi serait bénéfique, aussi bien pour le secteur privé, que pour l’Administration publique, grâce à l’intensification des activités économiques et à l’amélioration des recettes fiscales. « Même si la LDIM offre des mesures d’incitation fiscale, les impacts sur les recettes de l’Etat sont positifs », a souligné l’économiste membre du Cabinet en charge de l’étude d’impacts économiques de la nouvelle loi. Bref, le secteur privé compte lutter jusqu’au bout, pour la promulgation et l’application de la LDIM. Pour les opérateurs, l’industrialisation est une étape indispensable pour gagner la souveraineté économique.

Antsa R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.