Jirama : Le problème environnemental à prendre en considération

Des membres du secteur privé ont été conscients depuis 2010 que les sources d’eau servant à faire fonctionner les turbines de la Jirama peuvent se tarir sans une prise de mesures immédiate. « Puisqu’il s’agit d’un intérêt général de la population, nous avons pris l’initiative de prendre en considération le problème environnemental de la Jirama surtout au niveau de la centrale d’Andekaleka », a expliqué Faly Rasaminanana, le Directeur général de Faly Export, lors d’une rencontre avec la presse. « Nous avions étudié à cette époque le financement du projet de restauration des forêts aux alentours de la centrale, au niveau du Conseil d’Administration du groupement des exportateurs de litchi, dans le cadre de  la mise en œuvre des activités de Responsabilité Sociétale d’Entreprise. Plus de 60% des membres ont déjà donné leur accord », a-t-il rajouté.  

Ensablement. Ces membres du secteur privé étaient prêts à reboiser le site du bassin versant tout en luttant contre le « tavy ». La direction régionale de l’Environnement et Forêts de Toamasina a tout simplement assuré qu’un projet touchant l’aspect environnemental de la Jirama sera financé par la Banque Mondiale. « Notre initiative avec un coût moindre n’a pas pu être ainsi réalisée. Cependant, la déforestation ne cesse de s’aggraver dans cette partie d’Andekaleka  car ce dit projet n’a pas encore vu le jour. D’où, le pic du délestage en raison d’une longue période d’étiage alors qu’on aurait pu tout prévoir. En outre, l’ensablement des lacs est également à craindre en raison d’une érosion des sols et de l’exploitation aurifère aux alentours d’Andekaleka », a-t-il enchaîné.

Initiatives. Quant à la lutte contre le « tavy », des mesures d’accompagnement s’imposent car il s’agit d’une question de survie de la population locale. Face à cet état de fait, Faly Rasamimanana, le Directeur général de Faly Export ne cesse de solliciter tous les membres du secteur privé à prendre ensemble des initiatives dans le cadre de la mise en œuvre des activités de RSE, pour mener des projets plus conséquents et plus concrets. « Il faut éviter également des actions ponctuelles afin de tirer des retombées économiques positives pour la population », a-t-il conclu.  

Navalona R.

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