Emergence : Conférence internationale à Abidjan

La mise en œuvre du plan d’Emergence est le thème de la Conférence Internationale sur l’Emergence Internationale de l’Afrique (CIEA) qui s’est tenue du 28 mars au 30 mars à Abidjan, Côte d’Ivoire.

 Les Chefs d’Etat et Présidents d’Institutions se sont exprimés sur ces problématiques de développement. La CIEA en est à sa deuxième édition après celle de 2015. Le PNUD a été le co-organisateur de cette Conférence avec le gouvernement de Côte d’Ivoire.

Economique. Le nombre impressionnant de participants venus des pays d’Afrique et du monde entier souligne l’importance de l’émergence de l’Afrique. Dans son discours d’ouverture, Helen Clark, administratrice du PNUD a soulevé que « l’émergence de l’Afrique contribuera grandement à la réalisation du programme 2030 et de l’Agenda 2063 qui traduit l’approche visionnaire de l’Union Africaine. L’émergence devrait non seulement accroître le PIB par habitant mais promouvoir aussi le développement humain au sens le plus large ». Les thèmes et les débats développés lors de cette Conférence ont été plus économiques, loin des thèmes abstraits souvent développés traditionnellement lors des rencontres internationales. Trois axes principaux ont orienté les débats. Premier point, expliquer dans quelle mesure l’émergence est en cours sur le continent. Deuxième point, prendre note des défis qu’elle suscite. Enfin troisième point, suggérer des actions stratégiques qui seraient propices à de nouvelles avancées.

Croissance accélérée. Ces thèmes avancés sont donc d’une importance capitale pour mieux orienter les stratégies de croissance accélérée en vue de l’émergence des pays africains. Cette émergence se traduit par la transformation rapide des économies impliquant le glissement des emplois de l’agriculture traditionnelle vers l’agriculture modernisée, et vers les secteurs non agricoles. Les pays comme l’Ethiopie, le Ghana, le Rwanda se diversifient à un rythme accéléré grâce notamment à la mise en place de Special Economic Zones. Madagascar, en juin 2015 a aussi été sensibilisée par le PNUD lors des ateliers au Carlton Anosy qui ont vu la présence d’Helen Clark, pour rejoindre ce grand mouvement d’émergence. A ce jour, difficile de comprendre l’absence à deux reprises de Madagascar aux éditions de la CIEA. 

Tournant. Holijaona Raboana, initiateur de ce programme à Madagascar depuis deux décennies, estime que l’initiative des pays africains soutenue par le PNUD, la BAD et la Banque Mondiale marque un grand tournant vers une approche innovante des techniques économiques. Poussés par les bailleurs de fonds depuis une décennie, certains pays d’Afrique se sont accrochés à ce nouveau concept et en sont devenus des leaders en termes de réformes et de performances économiques en 2017. Ces réformes se traduisent par des mesures permettant au pays de diversifier leurs économies sur le plan industriel et en termes d’exportation. Quelques pays d’Afrique sont encore à la traîne et Holijaona Raboana, Président d’Emergence de Madagascar, de souligner que Madagascar peine à amorcer son émergence. Le Fondateur d’Emergence de Madagascar insiste qu’avant d’entamer ce type de programme, il est fondamental de bien étudier le meilleur équilibre des avantages entre l’Etat Malagasy, les IDE et la population Malagasy qui inclut les opérateurs économiques. Si les lois sur les ZES et le code des investissements à élaborer ne vont pas dans ce sens, un programme Emergence sera voué à l’échec, a-t-il ajouté.

Recueillis par R.Edmond.

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