Pêche thonière : Près de 2 millions d’Euros de revenus prévus cette année

La réunion de la Commission Mixte entre l’Union Européenne et Madagascar a eu lieu depuis hier au ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques à Ampandrianomby. C’est prévu dans l’accord de partenariat pour une pêche durable entre les deux parties. L’objectif vise à soutenir la politique sectorielle de la pêche du gouvernement et à contrôler l’application des mesures de conservation et de gestion durable de la pêcherie thonière. Cette commission mixte veille à ce que les dispositions du protocole actuel qui couvre la période de 2015-2018 encadrent strictement les activités de pêche de navires européens qui sont autorisés à pêcher dans les eaux territoriales de Madagascar. 

Contribution financière. Puis, d’un commun accord, et à l’examen de l’utilisation des fonds de l’exercice budgétaire précédent, les parties décident d’allouer la compensation financière versée par l’Union Européenne au soutien spécifique des actions de l’Etat afin d’améliorer la contribution de la pêche durable à l’économie du pays. « La contribution financière de l’Union Européenne pour cette année s’élève à 1 487 500 Euros. Et  à part le montant de licences versé par les armateurs, les revenus de Madagascar pour autoriser la pêche de la flotte européenne dans ses eaux territoriales se chiffrent à près de 2 millions d’Euros pour l’année 2017 », a déclaré  l’Ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar, Antonio Sanchez Benedito, lors de cette réunion de la Commission mixte qui a débuté hier et durera une semaine. Notons que pour les années 2015 et 2016, ces niveaux de revenus de la Grande île ont représenté respectivement 26% et 19% de la valeur des captures.

Amendements. Par ailleurs, le partenariat entre l’Union Européenne et Madagascar est satisfaisant. Ce bailleur de fonds appuie entre autres, le Centre de Surveillance de Pêche, l’Unité Statistique Thonière d’Antsiranana et l’Autorité Sanitaire Halieutique. « On souhaite que notre coopération avec Madagascar ne se limite pas au secteur de la pêche mais soit élargie à d’autres secteurs de l’économie bleue et à la gouvernance des océans », a-t-il poursuivi. De son côté, le ministre de la Pêche et des Ressources Halieutiques, Gilbert François a soulevé que  des amendements du protocole d’accord seront proposés. Il s’agit entre autres, de la révision des taux de redevances de pêche thonière. « C’est encore faible, soit entre 6 000 USD et 9 000 USD. Nous suggérons de les tripler. En outre, l’augmentation de la durée d’exploitation de pêche thonière à trois mois au lieu d’un mois sera également prévu dans ces amendements », a conclu le ministre de tutelle.   

Navalona R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.