Secteur de la pêche : L’algoculture relancée pour viser le marché international

Le ministre des Ressources Halieutiques et de la Pêche, Gilbert François lors de l’ouverture de l’atelier national.

Depuis 1990, l’algoculture a été introduite à Madagascar. Un projet intitulé ARPL appuyé par l’Union Européenne et bien d’autres partenaires a été mis en œuvre pour développer cette filière dans les zones entre Toliara et Morombe en 1997. L’objectif étant d’améliorer les sources de revenu des pêcheurs dans la région Sud-Ouest de Madagascar. La culture d’algues s’étend ensuite dans la partie nord de l’île. Après une certaine mise en veille de cette activité, le ministère des Ressources Halieutiques et de la Pêche a relancé l’algoculture. En effet, cette filière contribue à l’amélioration du niveau de vie des pêcheurs dont certains sont victimes des impacts du changement climatique et de la surexploitation de la pêche, et ce, tout en respectant l’environnement.

Très prisées. « Et de nombreuses opportunités sont offertes par la culture d’algues, pour ne citer que la création d’emplois, surtout pour les femmes. On peut pratiquer cette activité tout au long de l’année contrairement à la pêche qui est limitée par les conditions climatiques », a expliqué Gilbert François, le ministre des Ressources Halieutiques et de la Pêche, lors de l’ouverture de l’atelier national de relance de l’algoculture à Madagascar qui s’est tenu pendant deux jours à Toliara. En outre, « la demande d’algues est loin d’être saturée sur le marché international. Ces algues font partie des produits d’exportation générant des recettes en devises pour l’économie nationale. Mais notre production qui est en grande partie destinée à l’exportation notamment en Chine, reste encore faible ; d’où la relance de la filière pour viser le marché international. Les algues sont entre autres très prisées pour fabriquer des additifs alimentaires et des produits cosmétiques. La culture d’algues permet également d’améliorer la qualité de l’eau et de lutter contre les prédateurs des organismes marins », a-t-il enchaîné. Il faut savoir que quatre entreprises, à savoir, Copefrito, Arumes Algue, Natur’Alg et Sovalg effectuent en ce moment une plantation d’algues.

Développement durable. Dans le cadre de cet atelier national, les chercheurs, les opérateurs, les algoculteurs issus de différentes régions et les techniciens du ministère se sont réunis pour analyser les contraintes et échanger des expériences afin d’assurer un développement durable de la filière. « Je me suis reconvertie en algoculture depuis quatre ans au lieu d’être une marchande ambulante, car c’est une source de revenu stable pendant toute l’année. Je vends directement ma production à la société Natur’Alg en se procurant en moyenne entre 600 000 Ar et 800 000 Ar par mois », a témoigné Mbotisoa, une algocultrice à Cap Est d’Antalaha.     

Navalona R.

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