Assises de l’entreprise : Exportations freinées par le mauvais environnement des affaires

L’environnement des affaires doit impérativement être amélioré, selon les participants aux Assises de l’entreprise.

Des efforts ont été réalisés pour faciliter les investissements à Madagascar. Mais énormément de chemins restent à parcourir pour attirer convenablement les grands groupes internationaux

L’amélioration de l’environnement des affaires est indispensable pour le développement économique de Madagascar. Ce sont les grandes lignes des idées exprimées lors des Assises de l’entreprise organisées au Carlton Anosy, en avril dernier.

Opportunités d’affaire

En effet, ces rencontres comprenaient des débats sur le commerce électronique, la facilité des échanges, l’accord économique avec l’Union Européenne et la promotion des exportations. Pour Patrick Ravaoharison, directeur du cabinet du Ministère du Commerce et de la consommation, la faiblesse des performances commerciales à l’exportation est favorisée par le manque d’informations sur les marchés et sur les opportunités d’affaires, ce qui ne facilite pas les opérations d’exportation des entreprises. De son côté, Eric Beantanana, de l’Office des Nations Unies a pointé du doigt le manque d’implication du secteur privé dans les négociations commerciales ; ainsi que l’absence d’une politique commerciale forte et cohérente appliquée au niveau national. « L’application d’une telle politique devrait se décliner au niveau de plusieurs ministères. Les pays qui ont réussi à dynamiser et à rentabiliser leurs exportations sont ceux qui ont mis en place une coordination étroite entre leurs ministères », a-t-il soutenu.

Conditions.

 L’insuffisance d’infrastructures et d’accès à l’électricité a également été citée à plusieurs reprises par les représentants du secteur privé. D’après leurs dires, c’est la compétitivité des entreprises malgaches et l’incitation aux investissements qui sont en jeu, dans ce mauvais climat des affaires. « Les chaînes de valeur nationales, régionales et mondiales sont au désavantage de Madagascar, qui ne produit pas assez de valeur ajoutée, faute d’industries », ont indiqué les représentants du secteur privé. Parmi ces derniers, Rivo Rakotohavana, artisane en bijouterie depuis 20 ans a souligné que la réussite dans le business exige la qualité, l’adaptation du produit au goût du client cible et enfin la capacité à tenir les délais de livraison. Ce point de vue a, en effet, permis à cette femme entrepreneure de développer ses activités et d’ouvrir une filiale aux Etats-Unis.

 Antsa R.

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