Assemblées annuelles de la BAD : « L’Agriculture doit être une activité lucrative »

Jacaranda

La transformation de l’agriculture est au centre des discussions durant les 52e assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD), qui se tient cette semaine à Ahmedabad en Inde. Pour l’Afrique Subsaharienne, l’agro-industrie représente environ 45 % de l’économie. Dans cette région, la contribution de l’agro-industrie est, en moyenne de 20% du PIB (Produit intérieur brut), tandis que celle de la production agricole est d’environ 24 % pour les pays à faible revenu, consistant dans sa majeure partie en une production de subsistance. Une majorité des pays africains sont physiquement proches des grands marchés du Moyen- Orient et de l’Europe, tandis que certains pays capitalisent déjà sur cet avantage pour leurs exportations horticoles. L’agriculture et les industries connexes sont désormais les secteurs privilégiés du point de vue des investissements directs étrangers (IDE). En 2014, l’Afrique était la région du monde affichant la croissance la plus rapide en matière d’IDE – une hausse de 65 % par rapport à 2013. 

Essor. Compte tenu de ce nouvel environnement de marché, les entreprises agro-alimentaires commencent à répondre aux possibilités d’investissement que l’Afrique a offrir. D’ici à 2030, les secteurs combinés de l’agriculture et de l’agro-industrie devraient représenter plus de 1000 milliards USD pour l’Afrique, contre 313 milliards USD à l’heure actuelle, ce qui laisse présager davantage d’emplois, une plus grande prospérité, l’élimination de la faim et une meilleure compétitivité des exploitants agricoles à l’échelle du monde. Il n’en demeure pas moins que des obstacles de taille freinent toujours le développement de l’agro-industrie et expliquent une part non négligeable de la sous-performance de l’agriculture et de l’agro-industrie en Afrique. Au nombre de ces obstacles figurent la dominance de l’agriculture de subsistance et les difficultés qu’éprouvent certains pays à positionner l’agriculture comme un secteur rentable et source de richesses et d’emplois. La BAD estime pour sa part qu’il est crucial de transformer l’agriculture africaine en un secteur entreprenant, inclusif et compétitif internationalement, qui crée des richesses, des emplois rémunérateurs, améliore la qualité de vie des populations et protège l’environnement. Les discussions entre les différentes parties prenantes sont actuellement en cours à Ahmedabad, avec la participation de la délégation malgache.

Antsa R.

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