Menace de grève du SECES : Le MFB appelle à la prise de conscience

Jacaranda

La grève du SECES ne devrait pas avoir lieu, si l’on se réfère aux négociations de cette semaine, en présence du ministre de tutelle, du Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana, du SG du ministère des Finances et du Budget (MFB), Alexandre Randrianasolo, ainsi que des représentants du SECES, conduits par leur président. Pour rappel, le SECES réclame plusieurs indemnités depuis 2014. Des accords ont déjà été conclus entre ce syndicat et le gouvernement. « L’Etat a déjà accordé des indemnités supplémentaires en 2015, puis en 2016. Pour l’exercice 2017, il a été convenu que des discussions seront entamées, pour les autres indemnités.  Nous avons accordé pour cette année l’indemnité de risque et le déplafonnement, qui permet la poursuite de l’augmentation des points d’indice des enseignants-chercheurs. Il y a donc des avancées, mais on ne peut pas encore aller plus loin, à cause des contraintes budgétaires », explique le SG du MFB.

Crédibilité. La réclamation actuelle du SECES concerne d’autres indemnités, outre celles déjà accordées. Il s’agit des indemnités de résidence et de logement. Lors des négociations, il a été convenu que le paiement de ces indemnités sera effectif à compter de 2018. « C’est sur cet accord commun que nous nous positionnons aujourd’hui », affirme le SG Alexandre Randrianasolo. Et pourtant, après le départ du Premier ministre, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a émis une nouvelle proposition : Celle de payer aux enseignants les indemnités de résidence et de logement à partir de 2018, mais avec un effet rétroactif à juillet 2017… Une proposition rejetée par le MFB, pour contrainte budgétaire. « Dans le cadre d’une loi de finances rectificative, on ne peut augmenter que les dépenses incontournables et prioritaires. Nous savons qu’il y a le cas de la JIRAMA, d’Air Madagascar, et des dégâts cycloniques à prioriser. Appliquer d’autres dépenses supplémentaires mettra assurément en péril l’accord du FEC (Facilité élargie de crédit) et donc notre crédibilité envers les partenaires techniques et financiers. Je fais appel aux enseignants-chercheurs et aux chercheurs-enseignants, de bien vouloir prendre conscience de cet aspect et de considérer les enjeux pour le pays et le peuple malgache », soutient le SG du MFB.

Antsa R.

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  1. Nb : il s’agit d’une révendication d’AUGMENTATION des indemnités de résidence et de logement. Ils ont commencé à les percevoir depuis 1991. Soyez explicites, journalistes de madagascar !

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