Recettes fiscales : 871 milliards d’Ariary pour les cinq premiers mois de cette année

Les contribuables ne devraient pas avoir peur des contrôles fiscaux, selon le DG des Impôts.

Les contribuables ne devraient plus avoir peur des contrôles fiscaux, selon le DG des Impôts, Iouri Garisse Razafindrakoto.  Un atelier s’est tenu hier au CCI Ivato, pour améliorer le climat de confiance entre l’Administration fiscale et les contribuables citoyens.

 Comme l’année dernière, les recettes fiscales de cette année dépassent les prévisions. Selon les données actuellement disponibles, les réalisations de janvier à fin mai 2017 dépassent les prévisions, avec un taux de 102,7%, pour la Direction Générale des Impôts (DGI). En effet, plusieurs mesures et efforts ont été entrepris pour atteindre cet objectif, d’après le directeur de la Recherche et du Contrôle fiscal, Marc Randriamamorisoa. « La formalisation des activités informelles figure parmi les grands défis de la DGI. Mais avec cela, nous faisons également en sorte que les déclarations faites par les contribuables reflètent la réalité. Certaines déclarations sont mal établies. D’autres comportent de fausses informations avec une intention de fraude. C’est pour cela que les contrôles sont impératifs. Néanmoins, le contrôle fiscal doit être professionnel, transparent et respectant les règles de la déontologie », a-t-il affirmé. A noter que Madagascar compte environ 2000 contrôleurs fiscaux. Selon la DGI, l’objectif est de faire baisser progressivement les taux d’imposition, et d’accroître le nombre de contribuables qui s’acquittent convenablement de leurs obligations fiscales.

Contrôles. L’atelier d’hier au CCI Ivato a été assisté par les représentants des groupements économiques, des bailleurs de fonds, des professions libérales, des consommateurs, de la société civile, ainsi que des autres parties prenantes dans le système fiscal malgache. Un système qui est aujourd’hui simplifié autant que possible, pour faciliter la contribution des acteurs de l’économie, selon le directeur général des Impôts, Iouri Garisse Razafindrakoto. A noter que cinq commissions ont été constituées lors de l’atelier d’hier avec cinq thème discutés dont : les contrôles fiscaux et la concurrence déloyale ; les contrôles fiscaux et les réglementations ; le civisme fiscal ; et l’amélioration des relations avec les contribuables. Pour la DGI, ces contrôles devraient améliorer le taux de pression fiscale de Madagascar, avec des recettes fiscales qui ne représente encore que près de 11% du Produit intérieur brut (PIB), contre un taux allant au-delà des 25%, pour les autres pays d’Afrique. La confiance entre le fisc et les contribuables devrait également améliorer cette situation. C’est la raison des ateliers organisés par l’Administration fiscale, et financés par la Banque Mondiale à travers le PAPSP (Projet d’Appui à la Performance du Secteur Privé).

Antsa R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.