Secteur minier : Partage des bonnes pratiques australiennes

Le partenariat entre Madagascar et l’Australie sera renforcé, surtout dans le domaine du secteur minier.

De nouveaux cahiers des charges seront soumis aux exploitants miniers afin de déterminer les prévisions de production et de recettes dans les années à venir, selon le ministre auprès de la Présidence en charge des Mines et du Pétrole, Zafilahy Ying Vah.

Madagascar dispose d’une grande potentialité en ressources minérales, mais la contribution du secteur minier au développement socio-économique du pays reste encore minime, et ce, même si c’est en petite progression, soit passant de 2,12% à 4,18%. Dans la même foulée, « une professionnalisation des acteurs opérant dans ce secteur dit stratégique s’impose. En effet, nombreux sont ceux qui ont obtenu des permis miniers sans avoir des compétences techniques dans ce domaine étant donné que le système de « premier venu, premier servi » est appliqué. Et la majorité des 4 000 permis délivrés appartiennent aux Malgaches. Ceux-ci les cèdent ensuite aux riches opportunistes », a expliqué le ministre auprès de la Présidence en charge des Mines et du Pétrole, Zafilahy Ying Vah, lors de sa rencontre avec le nouvel Ambassadeur de l’Australie à Madagascar, SEM Jenny Dee hier à Ampandrianomby.

Former des acteurs. Ainsi, « nous allons renforcer notre collaboration avec le gouvernement australien en matière de renforcement de capacité des agents du ministère et des membres de la société civile, entre autres, afin de développer le secteur minier », a-t-il poursuivi. Notons que l’Australie est un pays très développé et bien expérimenté dans le domaine minier. « Nous sommes également prêts à partager nos expertises et nos bonnes pratiques visant à développer d’une manière durable ce secteur, pour ne citer que les aspects environnementaux et  la bonne gouvernance », a déclaré l’Ambassadeur australien, SEM Jenny Dee. Un programme de bourses d’études en Australie est également mis en œuvre dans le dessein de former des acteurs œuvrant dans ce secteur stratégique. En outre,  « une délégation malgache  participera à une conférence sur les mines qui se tiendra prochainement en Australie. Elle y aura ainsi l’opportunité de promouvoir le secteur minier de Madagascar tout en constatant de visu les bonnes pratiques des opérateurs miniers australiens dans ce domaine », a-t-elle enchaîné.

Nouveaux cahiers des charges. Et interrogé sur le projet de révision du Code minier, le ministre de tutelle a avancé que c’est en suspens afin d’assurer la stabilité des investisseurs déjà en activité à Madagascar. Par contre, « de nouveaux cahiers des charges seront soumis aux exploitants miniers pour qu’il y ait plus de retombées économiques positives pour les communautés locales en particulier, et le pays en général. Ce qui permettra, entre autres, de mieux évaluer les prévisions de production des opérateurs ainsi que les prévisions de recettes dans les deux à trois années à venir », a-t-il poursuivi. Quant à la mise en place des Bureaux d’Administration Minière (BAM), il a rappelé que des résultats encourageants ont été enregistrés pour ne citer que le cas du secteur aurifère. En effet, la traçabilité du circuit de l’or allant du site de production en passant par les comptoirs de collecte jusqu’à son exportation a été identifiée. « Ce qui a permis d’obtenir plus de 1 tonne et 400kg d’or destinés à l’exportation qui ont été déclarés officiellement. En dépit de tout cela, ce résultat n’est pas encore satisfaisant. Nous continuons à mettre en place des BAM dans des autres sites à forte potentialité minière », a fait savoir, le ministre Zafilahy Ying Vah.

Navalona R.

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