Toamasina : Des cas d’occupations illicites de terrains d’autrui

Jacaranda
Le terrain occupé est destiné à un projet de centrale photovoltaïque.

Les occupations illégales de terrains d’autrui ont, ces derniers temps, tendance à se multiplier. Devenant ainsi un coup de frein aux initiatives pour le développement économique.

Les législations foncières sont-elles bien appliquées à Madagascar. La réponse à une telle question brûlante d’actualité, est bien évidemment non, si l’on considère les nombreux litiges fonciers nés des abus perpétrés par les squatters aussi bien dans la capitale que dans les autres régions.

Opportunistes. Le dernier cas qui nourrit actuellement les conversations concerne un terrain situé à Toamasina. Propriété d’une entreprise privée locale depuis 2005, le terrain en question est destiné à un projet d’installation d’une unité de production d’énergie renouvelable. Plus exactement, une centrale photovoltaïque. En effet, le  terrain qui a été d’ailleurs déclaré  non conforme à la construction de maisons d’habitation en raison de l’existence d’un risque électrique, est avant tout adapté à ces projets énergétiques. Ce qui n’a pour autant pas empêcher aux squatteurs de l’envahir. Face à cette situation et voulant probablement apaiser les possibles tensions qui pourrait naître d’un délogement pur et simple, puisque c’est leur droit, le propriétaire a proposé un relogement des occupants sans titre. Malheureusement, alors que les négociations sont encore en cours entre le propriétaire et les squatteurs, sentant une possibilité de se faire de l’argent, un autre groupe d’opportunistes   est entré en lice et a commencé à procéder à des constructions illicites. En un rien de temps, ils ont pu ériger des habitations de fortune, histoire de se prévaloir d’un pseudo droit d’occupation. Pire, en complicité avec un responsable régional de l’éducation, ils ont pu commencer un projet de construction d’un lycée.

Blocage. Et ce, sur un terrain d’autrui, puisque l’entreprise propriétaire dispose des titres de propriété en bonne et due forme. Une occupation illégale en somme. Et  en toute impunité, puisque apparemment et c’est d’ailleurs ce qui se passe dans de nombreux cas de squat, les autorités laissent faire. Du coup, la question du respect des droits de propriété est remise sur le tapis. « A Madagascar, il est très difficile de faire respecter les droits des propriétaires »  continue-t-on de faire remarquer dans le milieu économique. Pire, ces opportunistes d’occupants sont parfois appuyés par des politiciens véreux. En tout cas, les nombreux cas de non-respect des droits de propriété constituent un blocage au développement économique. Si les dossiers d’occupation, illicite des terrains d’autrui ne sont pas résolus,  on risque même la fuite des capitaux, car les grands détenteurs de capitaux n’investissent que dans les pays où leurs droits sont respectés. En somme, les investisseurs attendent des autorités publiques une prise d’initiatives, pour une meilleure protection des investissements.

R.Edmond.

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