Coopération décentralisée : Les Communes rurales regroupées en association


Bmoi

Madagascar compte 1619 Communes rurales sur 1695 Communes. L’association Akama compte exploiter cette force durant les 2es assises ACIC.

Les Collectivités décentralisées à Madagascar se préparent pour les deuxièmes Assises de la Coopération Internationale des Collectivités (ACIC) Malagasy et Françaises. Pour mieux atteindre leurs objectifs, les Communes se regroupent.

L’ACIC se tiendra du 24 au 26 octobre prochain au Carlton Anosy. Ces rencontres internationales compteront plus de 450 participants, dont 200 représentants pour la partie malgache, environ 200 pour la partie française et le reste des participants issus des pays africains francophones. « Nous savons très bien l’importance de ces Assises, surtout que l’on parle de coopération internationale décentralisée. Tous les représentants des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) voudraient bien y participer, mais les places sont limitées. C’est pour cela que nous nous regroupons en association, pour que toutes les Communes rurales de la Grande-île puissent bénéficier des fruits de ces échanges », a déclaré Noelison Rakotomalala, président de l’Association des Communes Rurales de Madagascar ou AKAMA. Egalement maire d’Amparibohitra, district Soavinandriana Itasy, celui-ci a soutenu  l’efficience de la gestion des fonds par les CTD, plutôt que par l’Etat central. En effet, c’est le concept même de la décentralisation. « Avec les procédures de passation de marché public, seulement 50% à 60% des fonds alloués servent réellement à la réalisation des projets. Une construction d’infrastructure pourraît coûter moitié prix, si elle est gérée par la Commune, plutôt que par l’Etat central », a-t-il expliqué.

Compétences. Parmi les avantages sollicités par les Communes rurales dans la coopération décentralisée figurent les formations et les échanges de compétences, surtout avec le basculement vers le budget de programme, pour les CTD à partir de 2018.  Selon Delison, maire d’Andampy, district Antalaha, les Communes ne peuvent plus dépendre indéfiniment de l’Etat, d’autant plus que les subventions n’arrivent pas à satisfaire les besoins. Ce membre du bureau de l’association AKAMA a également évoqué la nécessité de clarifier le mode de travail ainsi que la structure réelle des CTD, car les ambiguïtés actuelles constituent un blocage des actions pour le développement. « L’association des Communes rurales a plusieurs propositions mais je peux déjà citer la nécessité d’une réunion entre les maires et les sénateurs, avant chaque session parlementaire, pour que les vraies discussions entre ces deux parties ne se fassent pas dans les couloirs », a-t-il indiqué. A noter que pour être plus forts aux deuxièmes assises ACIC et pour une inclusivité, plusieurs associations de Communes se sont déjà formées. Les plus connues sont l’association des 206 Communes autours des aires protégées, l’association des femmes maires, et aujourd’hui, l’AKAMA des Communes rurales. Bref, les élus locaux espèrent de grands impacts des deuxièmes Assises pour la Coopération Internationale des Collectivités Malagasy et Française, qui auront lieu dans deux semaines.

Antsa R.

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