Environnement des affaires : Madagascar progresse dans le Doing Business 2018



Jacaranda
L’environnement des affaires s’améliore

L’environnement des affaires s’améliore à Madagascar. Selon le nouveau classement du rapport annuel du Groupe de la Banque mondiale sur la facilité de faire des affaires (Doing Business 2018), Madagascar est placé au 162e rang sur 190 pays.

Madagascar gagne ainsi cinq points en une année puisque lors de l’édition 2017, on était au 167e rang. Lors de la présentation de ce rapport qui s’est déroulée mardi dernier au siège de la Banque Mondiale à Anosy, il a été notamment précisé que deux réformes, concernant la création d’entreprises et l’obtention de crédits ont permis de gagner ces cinq points.

Changements positifs. La publication en ligne et gratuite de l’avis de constitution d’entreprises et le paiement des frais d’inscription directement au guichet unique, ont notamment permis une réduction du délai des procédures de création d’entreprises qui se font actuellement en moins de cinq jours. L’accès au crédit est également amélioré grâce à l’augmentation de la couverture de crédit. Grâce à cette mesure, la couverture du registre du crédit enregistre, depuis janvier 2017, 696 210 individus et 9 608 entreprises. Le score de la distance de frontière de Madagascar s’est en outre amélioré : de 44.62 dans le rapport 2017 à 47.67 dans le Doing Business 2018. Madagascar figure parmi les huit pays de l’Afrique subsaharienne à améliorer leur distance de frontière de plus de trois points aux côtés du Malawi, Djibouti, Zambie, Nigeria, Sénégal, Rwanda et Liberia. Cette amélioration de 3.05 points veut dire que le pays a opéré au cours de l’année des changements positifs au niveau des règlementations des affaires. « Ce résultat montre que nos efforts pour améliorer le climat des affaires à Madagascar ces dernières années portent leurs fruits et cela nous incite à continuer dans ce sens. Nous n’allons pas en rester là et nous sommes très reconnaissants de l’appui de nos partenaires et invitons tous les concernés à joindre les efforts car ceci est l’affaire de tous », déclare Eric Robson Andriamihaja, Directeur Général de l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM). « Depuis trois années consécutives, Madagascar enregistre une progression dans le classement du Doing Business. Le travail est bien amorcé mais nécessite plus d’efforts pour mener efficacement des réformes importantes. La course à la compétitivité dans le monde est rude. Madagascar pourrait viser d’avoir des réformes qui touchent au foncier, à l’accès à l’électricité et à la justice commerciale afin d’améliorer substantiellement le positionnement de Madagascar », affirme pour sa part, Satyam Ramnauth, représentant de l’IFC à Madagascar.

Léger mieux. En somme, on peut qualifier cette progression de « léger mieux » qui nécessite encore d’énormes efforts dans l’avenir. En parlant par exemple, de la nécessité d’une justice commerciale, la Banque Mondiale fait probablement référence aux abus judiciaires dont sont victimes des entreprises opérant à Madagascar qui fait partie des pays d’Afrique Subsaharienne, ayant engagé des efforts. « Les efforts de réforme de l’Afrique subsaharienne méritent largement d’être soulignés quand on sait que la région est le théâtre de multiples crises et que de nombreux pays sont en proie aux conflits et aux violences. Nous espérons que cette dynamique vertueuse en faveur de l’esprit d’entreprise se poursuivra car elle est essentielle pour relever le défi de la création d’emplois, notamment pour les millions de jeunes hommes et femmes que compte la région », souligne Rita Ramalho, directrice par intérim du Groupe des indicateurs mondiaux de la Banque mondiale, qui prépare ce rapport. A noter que dans le classement mondial relatif à la facilité de faire des affaires, Maurice ressort au 25e rang, devant le Rwanda (41) et le Kenya (80), les trois économies les plus performantes de la région. Le raccordement à l’électricité reste l’un des grands points faibles de l’Afrique subsaharienne : en moyenne, il faut 115 jours pour accéder à l’électricité, contre une moyenne mondiale de 92 jours.

R.Edmond.


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