Industrialisation : Grande restructuration réclamée par l’AIDM


Bmoi

Jacaranda

L’Etat a un grand rôle à jouer dans le processus d’industrialisation du pays. Le secteur privé étant prêt, la volonté politique détermine désormais la réussite ou l’échec du processus, selon l’Alliance pour l’Industrialisation Durable de Madagascar (AIDM).

L’industrie doit être le pilier du développement ! C’est ce qu’ont soutenu les cinq organisations qui s’allient au sein de l’AIDM, lancée officiellement hier au Carlton Anosy. Il s’agit du SIM (Syndicat des Industries de Madagascar), du FIVMPAMA (Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy), de la CTM (Conférence des Travailleurs Malagasy), du SSM (Solidarité Syndicale de Madagascar) et du CREM (Cercle de Réflexion des Economistes de Madagascar).  Ces organisations issues du secteur privé et de la société civile ont, en effet, élaboré une Charte, qui retrace les éléments indispensables pour une industrialisation durable à Madagascar. Dans ce document, le rôle de l’Etat est indispensable, d’après les explications du représentant du CREM, Rado Ratobisaona. « Le secteur privé est prêt, mais les conditions sont encore difficiles. Il faut une protection intelligente de l’industrie. Cela consiste, entre autres, à lutter contre les importations sauvages causant la concurrence déloyale dans le pays. Le secteur informel doit également être réduit petit à petit par l’Etat pour que celui-ci ne domine plus sur le marché », a-t-il indiqué.

Incitations. La qualité des services liés à l’énergie est également citée comme déterminante, dans la Charte pour l’industrialisation durable. L’Alliance a parlé de transformation structurelle de l’économie, pour réaliser les ambitions du processus d’industrialisation. « Quel que soit les problèmes politiques, les industries doivent être protégées. L’Etat doit garantir la sécurité financière et les infrastructures des industries à Madagascar », a martelé les membres de l’Alliance.  En outre, ils ont évoqué la nécessité d’un système financier favorable aux investissements, avec un taux débiteur sur le marché qui devrait être inférieur à 7%. A noter que le taux directeur de la Banque Centrale est encore à 9,5% depuis novembre dernier. Bref, outre la loi sur le développement industriel (LDIM), tout reste à faire en termes d’industrialisation à Madagascar et selon les différents acteurs, c’est l’Etat qui est aujourd’hui à la traine.

Antsa R.

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