Programme économique : Troisième décaissement de la FEC accordé par le FMI


Bmoi

Jacaranda

Le Conseil d’Administration du FMI a approuvé le troisième décaissement de la Facilité élargie de Crédit (FEC), d’un montant de 31,428 millions de DTS, soit environ 45 millions USD ou 144 milliards Ariary. Ce financement soutient l’exécution du Programme économique du gouvernement malgache qui comprend des réformes sur la gouvernance, sur la politique monétaire et la stabilité macroéconomique. « Nous avons déjà bénéficié de 124 millions de DTS avec les trois décaissements. Pour cette fois, le financement sera surtout destiné à soutenir la balance de paiement », a annoncé le ministre des Finances et du Budget, Vonintsalama Andriambololona, qui a tenu une conférence de presse hier, avec le gouverneur de la Banque centrale de Madagascar (BFM), Alain Rasolofondraibe « Nous avons maintenu la stabilité macroéconomique et marqué une croissance du Produit intérieur brut (PIB). L’inflation a également été maîtrisée à 8,5%. Les réserves en devises ont atteint 1 milliard USD, soit l’équivalent de 3,2 mois d’importations. En ce qui concerne le budget de l’Etat, les recettes ont augmenté et les dépenses ont favorisé les secteurs sociaux et les infrastructures », a poursuivi le Grand argentier.

Retards. Pour sa part, le gouverneur de la BFM a précisé que ce décaissement fait suite à la performance dans l’exécution du Programme économique au cours du premier semestre 2017, constatée par la mission du FMI lors de la dernière évaluation. D’après ses dires, le secteur financier est également prometteur, surtout avec les nouveaux textes de loi qui vont permettre son développement, les actions favorisant la bancarisation, la promotion de la diversification des offres de services financiers et l’utilisation progressive des nouvelles technologies dans ce domaine. Par ailleurs, il faut noter que cette approbation de la FEC par le FMI facilitera l’accès de Madagascar aux appuis des autres partenaires techniques et financiers. Dans ce cadre, des avancées ont été citées par le ministre et le gouverneur. Cependant, la faible capacité d’absorption de financements reste encore une limite pour la Grande Ile. D’après le ministre Vonintsalama Andriambololona les procédures internes ainsi que les procédures et conditionnalités des bailleurs de fonds sont également facteurs de retard dans l’utilisation des financements pour le développement.

Antsa R.

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